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Une coupe qui pèse désormais dans tous les esprits

15
oct.
Reportage
Apparue dans la foulée du titre mondial de 2001, la Coupe de la Ligue by Lidl est devenue, au fil du temps, un juge de paix, un rendez-vous prisé et un titre hautement convoité.

Un huitième qui ressemble à une finale. Entre Nantes et Saint-Raphaël, samedi prochain, le combat sera rude, la lutte indécise. Une raison à cela : la Coupe de la Ligue a été un marqueur dans le parcours et la progression des deux équipes. Le club varois y a écrit quelques chapitres probants même si l’épilogue a été douloureux avec trois défaites en finale (2010,2012 et 2014) et toujours face à Montpellier.

A Nantes, encore finaliste la saison dernière à Reims, le souvenir de Rouen en 2015 continue de vivre dans toutes les têtes. Le club de Loire-Atlantique y a remporté son premier titre. Point d’ancrage de leurs ambitions, les troupes de Thierry Anti n’ont cessé, depuis, de surfer sur ce succès en se posant comme le rival principal de Paris et de Montpellier face auquel elles se sont d’ailleurs imposées brillamment en juin dernier en finale de la Coupe de France.  La Coupe de la Ligue by Lidl leur colle à la peau. Et, d’ailleurs, seize ans après sa première édition en Alsace, elle produit les mêmes effets à tous les participants confirmant que la compétition s’est totalement intégrée dans le paysage.

Montpellier l’a d’abord snobée

Elle s’est un peu dévêtue de ses habits festifs. Dans sa première version avec huit équipes -selon les critères du classement du Championnat à la trêve hivernale-  étalée sur quatre jours, elle était, surtout, l’occasion d’un grand rassemblement et d’une revue d’effectifs. Elle répondait, cependant, aux attentes des clubs qui sous l’impulsion de Nicolas Bernard, président du Dunkerque Handball Grand Littoral, souhaitait meubler l’hiver avec une nouvelle compétition.

Elle était également l’occasion d’entretenir l’esprit de famille, si cher au handball, grâce au brassage de joueurs et aux échanges qui ont souvent présidé au rendez-vous. Elle s’est, pourtant, heurtée aux réticences de Patrice Canayer, l’entraîneur de Montpellier.

Principal pourvoyeur de l’équipe de France, le technicien héraultais trouvait l’aventure un peu trop périlleuse au sortir de l’Euro ou du Mondial alors qu’il récupérait des joueurs fatigués et qu’il restait engagé en Ligue des Champions avec des objectifs élevés. « Le calendrier n’était pas adapté et j’ai, effectivement, été longtemps un contestataire. » En la replaçant à l’aube du printemps, elle est, ensuite, devenue une cible privilégiée du club languedocien, le plus titré de l’histoire avec dix trophées !

Mai 2007 à Metz, Montpellier remporte sa 4ème Coupe de la Ligue face à Ivry

Miami l’a révélée

Les lifting vont, d’ailleurs se multiplier. En 2007, elle se transforme en Final 4 sur le modèle, aujourd’hui, de la Ligue des Champions mais c’est bien en 2009 qu’elle prend son envol. Jusqu’à Miami sur une idée originale du président de la Ligue, Alain Smadja. L’échec populaire avec un public américain absent est retentissant et fait même la risée des médias français mais les retombées médiatiques défavorables donnent un éclat tout particulier à l’épreuve.

Sportivement, c’est une réussite totale avec des matches au couteau et la victoire du petit, Istres. « C’est paradoxal, souligne Patrice Canayer, mais elle s’est fait un nom aux Etats-Unis. » On ne la regardera plus jamais comme avant et à l’heure de l’appel d’offres, les candidats batailleront pour obtenir son organisation. Du Nord au Sud, d’Est en Ouest, elle va établir de nouveaux renforts dans tout le pays, attirant, à chaque fois, un public dense tout en offrant, à chaque fois, un attrait tout particulier grâce à la qualité du jeu.

Miami en 2009, Bastien Cismondo et les istréens remportent la Coupe de la Ligue

Metz, deux fois valent mieux qu’une

Nantes était jusque-là le seul club à l’avoir organisée à deux reprises (2010 et 2012), Metz s’est mis au diapason. Après l’édition 2007, elle renouvelle l’expérience dans ses arènes, citadelle imprenable du handball féminin (17 et 18 mars prochains).

C’est un clin d’œil, également, à Olivier Krumbholz, le sélectionneur de l’équipe de France, au SMEC et à l’ASPTT qui, en d’autres temps, furent de solides représentants de l’élite. C’est, surtout, une nouvelle occasion, en Lorraine, de stimuler des vocations, de défendre le haut niveau dans une région qui manque, actuellement, d’un club en Lidl Starligue.

Le choix de Metz répond, enfin, à la volonté de la Ligue de diversifier son offre et de prêcher la bonne parole aux quatre coins du pays.

Complètement émancipée, la Coupe de la Ligue by Lidl, on l’aura compris, a pris du poids. Elle a consolidé son assise avec l’entrée en lice, la saison dernière, des clubs de Proligue. Billère avait, alors, atteint les quarts de finale. Sélestat ou Nice, qui s’affrontent samedi connaîtront ce même bonheur avec, on s’en doute, l’objectif d’être les premiers à rejoindre le Final 4. « Elle offre, expliquait il y a peu Patrice Canayer, la possibilité aux plus petits de se faire connaître et, pour moi, elle est devenue aussi prestigieuse que la Coupe de France. »

La Coupe de la Ligue pèse désormais dans tous les esprits.

L.M.

Crédit Photos Stéphane Pillaud / LNH

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