close


"Envie de voir si tes nouveaux jouets marchent bien !"

12
août
Ma prépa à moi !

Après le gardien Patrice Annonay la semaine passée, c’est au tour de Fabien Courtial, le coach de Saran, de nous livrer sa vision de la préparation d’avant saison.

« Pour commencer, je dois dire qu’en tant que joueur, j’ai plutôt un bon souvenir des préparations d’avant saison. A l’époque, je n’étais pas professionnel, et j’étais plutôt content de rentrer plus tôt des vacances (j’étais prof de sport) pour retrouver les copains. Ensuite, lorsqu’il fallait mettre les chaussures de course, ça nous emmerdait. Même si, personnellement, je n’étais pas le meilleur au hand à Saran, j’étais, à l’époque, le meilleur sur la piste. Je ne courrais pas trop mal même si je détestais ça. Mais ce que je détestais le plus, c’était la muscu. Alors qu'actuellement je dois avouer que j’aime bien envoyer mes joueurs en renforcement… (sourire)

Pour le reste, l’objectif d’une préparation d’avant saison est d’essayer de composer une équipe performante pour le championnat. Une équipe, ça signifie nécessairement des relations entre les individus qui la composent. Dans un premier temps, mon objectif est de créer des liens sociaux entre des collègues de travail qui vont se voir pas mal durant la saison (sourire). J’essaye de baser les premiers jours sur la relation humaine et le vivre ensemble, en essayant de créer des situations d’inconfort pour éviter que chacun ne se renferme sur lui-même et aille vers l’autre pour s’entraider. C’est pour cela que l’on fait des stages de cohésion. Cette année on a choisit un stage militaire de quatre jours. 

"Trois ans que l'on ne fait plus de piste"

J’y ai du coup également participé, avec pour seule faveur le fait de pouvoir être exempté de certaines épreuves pour raisons médicales ou autres. J’avais un mot de ma maman. (rires) J’avais également un toit pout dormir, tout comme le reste du staff. On n’a pas pris la pluie quand les joueurs l’ont prise. (sourire) C’était notre seul traitement de faveur. C’était un stage hyper intéressant, même si on n’a pas fait les nuits donc on n’a pas tout vu. Apparemment, ça a chauffé entre eux parce que c’était dur. (sourire) Mais, pour le reste, on les voit tout le temps dans l’effort, on voit comment ils interagissent, s’ils ont pris conscience du pourquoi on faisait ça. Certains auraient pu dire « Je ne viens pas, je suis handballeur ». On a beaucoup échangé avec les forces spéciales, qui ont également observé les comportements du groupe. C’était assez marrant d’échanger avec eux sur les relations humaines, voir qui se mettait en avant, qui se mettait en danger sans problème, qui était plus en retrait, etc… 

Ensuite, on a enchaîné avec un deuxième stage, durant lequel on a commencé à jouer au handball ensemble tout en préparant les corps à la charge de travail et à la longueur du championnat. Pour ma part, cela fait trois ans que l’on ne fait plus de piste à Saran. C’est une conception que l’on a, chacun fait comme il le souhaite. Je pense que l’on peut trouver d’autres moyens de rentrer dans la filière aérobie tout en conservant l’aspect décisionnel de notre activité. Il faut qu’il y ait un ballon, des choix à faire. Dans la contrainte forte, quand on perd la lucidité, les choix deviennent compliqués sur des choses simples, des passes, des shoots… Après, la piste en terme de qualité du travail aérobie, ça permet un travail plus précis, tu peux mieux individualiser. C’est un équilibre à trouver et j’ai fait mon choix, je ne sais pas si c’est le meilleur, mais c’est le mien… 

"Une nécessité de fixer tous les cadres"

Ensuite, je dois dire qu’il y'a une certaine impatience de se lancer dans la partie handball, que je démarre rapidement. En tant qu’entraîneur, tu es impatient de voir tes nouveaux joueurs évoluer. Tu as des nouveaux jouets, tu as envie de voir comment ils fonctionnent, s’ils marchent bien. (rires) Lorsque l’on démarre ces séances, je pense qu’il y a un besoin d’être plus interventionniste qu’à l’accoutumée. Il y a une nécessité de fixer tous les cadres. Lors des premières séances, il y a les premiers jeux. Il faut bien délimiter le règlement car sinon dès qu’il y a une faille, les joueurs s’engouffrent dedans. Nous, on essaie d’être plus interventionnistes pour bien cadrer. Une fois qu’ils se sont appropriés le fonctionnement, là on se met un peu plus en retrait.

Cette saison, il y a moins d’excitation que l’an passé, lorsque l’on découvrait le niveau. Là, on le connaît un petit peu, même si ça ne fait qu’un an. On a envie d’y aller mais on a envie de bien se préparer parce qu’on commence à Cesson, qui sera un match très important. Pour le moment, on aborde les premiers matches amicaux. Dans ces cas-là, tu as envie de voir ce que ça donne, envie de voir ton équipe face à une vraie opposition. Parce que parfois, tu as des trucs qui marchent à l’entrainement mais tu te demandes si c’est parce que tes défenseurs sont nuls, ou inversement de l'autre côté si tes attaquants ne sont pas bons. (rires) »

Be. C.

LIDLSTARLIGUE.fr
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques, commerciaux et de partage via les boutons de réseaux sociaux.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies