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A la découverte de... Eduardo Gurbindo

03
oct.
À la découverte de...
Pièce maîtresse du jeu nantais depuis son arrivée, Eduardo Gurbindo a rapidement fait l’unanimité de par sa simplicité et… sa folie.

Eduardo Gurbindo serait-il fou ? Le mot revient en tout cas souvent dans la bouche de ses coéquipiers. "Il l’est complètement", rigole David Balaguer, le partenaire de chambrée. "Oui je suis fou, finit par assumer le principal intéressé. Je suis un peu fou est je crois que j’aime bien ça." Une philosophie qui transpire et qui bonifie le groupe de Nantes depuis l’été dernier, lorsque l’ancien Barcelonais débarque afin de remplacer un autre Espagnol, Jorge Maqueda. 

"Eduardo, que ce soit dans les bons ou les mauvais moments, il est là pour garder le positif", souligne Balaguer, en référence aux nombreuses facéties de son compatriote, qui ne se départit que très rarement de son sourire. "Le handball est ma profession, mais je crois qu’on est surtout là pour se faire plaisir. C’est en tout cas comme ça que j’ai décidé de vivre ma vie", assène l’arrière droit. 

Crédit: Instagram du joueur

Anti: "Un vrai joueur de ballon"

Une vie qui l’a amené vers le handball un peu par hasard. "Tout le monde jouait au football lorsque j’étais à l’école. Mais ma mère n’aimait pas du tout ça. Alors j’ai commencé le hand et j’ai progressé petit à petit", se souvient le joueur originaire de Pampelune. Passé également par Valladolid, il migre à Barcelone en 2012, où il se construit un palmarès avec 4 titres de champions d’Espagne et une Ligue des champions. Poussé vers la sortie, il se tourne alors vers le projet nantais. 

Crédit photo: Instagram du joueur

"Nantes a montré beaucoup d’intérêt, et ça a été déterminant, explique-t-il. Je voulais découvrir un nouveau pays et la Lidl Starligue est le meilleur championnat du monde avec la Bundesliga. Et comme je n’aime pas forcément cette dernière, venir jouer en France est vite devenu une évidence." Une évidence en forme d’aubaine pour le « H ». "On ne souligne pas assez le rôle qu’il a pu jouer la saison passée, analyse Thierry Anti. C’est un vrai joueur de ballon grâce à qui nous avons eu plus de continuité dans le jeu. Notre circulation a été beaucoup plus rapide." S’il s’avère un peu fou en dehors du terrain, Eduardo Gurbindo est en effet un homme à tout (bien) faire une fois sur le parquet. 

L'hommage à Théo Derot

Le jugeant sous-côté, Nikola Karabatic, avec qui il a joué deux saisons en Catalogne, lui a d’ailleurs rendu hommage, dans les colonnes de Ouest-France: "Je préfère avoir dans mon équipe un joueur qui met trois buts, fait deux passes décisives, provoque trois fois deux minutes et qui défend bien qu'un mec qui met 10 buts, ne défend pas et perd quelques ballons". Une belle définition d’un joueur devenu indispensable aux yeux de son coach. Voire un peu trop… "Je joue trop, sourit le joueur. A Barcelone j’étais habitué à jouer 30 minutes par match. Là je joue presque tout le match et je n’aime pas trop ça car c'est au final fatiguant pour l'organisme. Il y a beaucoup de matches dans une saison et je préférerais qu’on tourne plus. Mais ça va se faire peu à peu avec l’intégration de Kiril (Lazarov)."

Une intégration qui devra passer par l’extra-sportif, si l’on en croit l’avis de « Gurbi ». "Le plus important, c’est ce qu’il se passe en dehors du terrain. Et pour cela, on possède un groupe incroyable à Nantes. On fait beaucoup de choses ensemble. Le dimanche on peut aller au ciné ou boire une bière. C’est indispensable si tu veux jouer avec le sourire après. C’est important de pouvoir parler avec tout le monde, et c’est d’ailleurs pour ça que j’ai pris des cours de français avant même d’arriver." C’est aussi pour ça que le Nantais d’adoption s’est fendu d’un touchant message de soutien à Théo Derot, après avoir appris sa grave maladie. "C’est quelque-chose qui m’a beaucoup touché et je sais qu’il va réussir à gagner son combat, souffle-t-il avant de conclure. Théo c’est un mec spécial qui me manque beaucoup cette saison. Et je crois savoir pourquoi on s’entendait bien… Il est un peu fou lui aussi…"

Benoît Conta

LIDLSTARLIGUE.fr
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