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"Une coupure qui fait du bien aux organismes et aux têtes"

10 janv.
Reportage
Comme chaque saison, les clubs de Lidl Starligue doivent faire face à une trêve de près de deux mois. Pour occuper ce mois de janvier dédié aux joutes internationales, à chacun sa recette. Premier exemple ce mercredi, à Massy, en compagnie de Tarik Hayatoune.

Quinze jours de pause pour démarrer

« On a commencé par couper 15 jours au sortir de la J13. Ca fait du bien autant aux organismes qu’aux têtes. Les joueurs n’ont pas de programme à suivre mais ils ont pour consigne d’essayer de ne pas prendre trop de poids. Mais ce sont des pros, ils font en sorte de s’entretenir un peu. Et puis, il faut dire que ça n’est que 15 jours. Si tu fais un minimum attention ça va. Je leur conseille surtout de se reposer dans la tête, de profiter de leurs proches, de leur famille et des amis car on n’a pas beaucoup le temps de le faire dans la saison. C’est important de couper psychologiquement pour arriver avec de la fraîcheur mental au début du mois de janvier. Pour le physique, on a le temps de s'en occuper sur ce mois de janvier. A noter que chez nous, certains joueurs comme Valentin Laplace ou Enzo Cramoisy, qui ont été blessés durant la première partie saison, ont bossé avec le prépa physique durant la coupure. »

Une trêve longue... trop longue ?

« Je dirais qu’il y a des points positifs et négatifs. Le positif c’est que ça permet de refaire une belle préparation puisque dans notre cas, on a un effectif quasiment complet (ne manque que les internationaux Thomas Bauer et Patrick Walzack, ndlr). On va pouvoir bien bosser, remettre quelques petites choses en place, améliorer et retaper les physiques, soigner les bobos, etc… Maintenant il faut aussi dire qu’on a du temps… voire beaucoup de temps. (sourire) Et il faut trouver de quoi l’occuper ce temps. Pour notre part on va faire cinq matches amicaux. Mais, au final, j’y vois plus de positif que de négatif car j’ai entraîné en N1 et on avait que trois semaines, ce qui est un peu court. » 

Crédit: Christophe Portat

Quel programme ?

« On repart sur du physique sur la première semaine avec de la muscu et de la course. Mais on va vite rentrer dans les matches amicaux pour travailler dans de réelles conditions. On a des matches face à Chartres, Tremblay, Dunkerque, Caen et Créteil. Pour définir ces matches, il faut des équipes au complet et puis il y a les affinités et la proximité géographique. Tous les clubs n’ont pas les moyens de faire de gros déplacements ou des stages pour des questions économiques. Il faut tenter de tout concilier. »

Quel état des lieux à mi-saison ?

Crédit: Christophe Portat

« Avec un peu de recul l’impression est bonne. Il y a des points qu’on a laissé ici et là comme à Ivry, mais aussi face à Chambéry ou même Nîmes. Il y a aussi ce match à Tremblay où l’on a été dominés de A à Z, et où on aurait pu faire mieux. Il nous manqué de l’expérience mais au final on n’a jamais été décrochés et cette dernière place reste anecdotique car on ne l’a pas occupée si souvent que cela. Je pense que l’on a une belle marge de progression car plus ça va avancer, mieux on sera. On est désormais dans un panier de cinq équipes puisque j’y mets encore Ivry qui n’a pas fait le trou (Saran, Tremblay et Cesson sont les trois autres équipes). A nous de bien gérer nos matches à domicile et d’aller faire des coups à l’extérieur comme à Saran ou Cesson-Rennes. »

La gnac avant ce mois de janvier !

« Toutes ces données donnent vraiment l’envie de bien se préparer. Certaines équipes étaient déjà condamnées à cette époque lors des saisons précédentes. Ce n’est pas notre cas puisque tout est jouable. La période est facile à aborder avec une motivation facile à aller chercher. Pour ma part, je me souviens de la saison vécue avec Billère (il était l’adjoint d’Arnaud Villedieu, ndlr). On avait 0 point et on avait notamment fait un stage pour se vider la tête, retrouver de la cohésion. A l’époque on s’était surtout concentrés sur le match de reprise qui était face à Aix, notre concurrent direct, même si on savait qu’on était quasiment condamnés. Bon, au final, en plein milieu de notre stage on a appris que les frères Karabatic signaient à Aix. Ca casse un peu les pattes… (sourire) » 

Benoît Conta

LIDLSTARLIGUE
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