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Le drôle de périple d'Aix en Islande

08 oct.
L'Actu de la semaine
Qualifié pour la première fois pour la Coupe d’Europe, Aix a vécu un baptême pour le moins houleux, le week-end dernier, en Islande. Un voyage épique dont il faudra se remettre dès mercredi, à Dunkerque.

Les voyages forment la jeunesse. A l’heure de s’envoler vers l’Islande, vendredi, Aix savait que son premier périple européen ne serait pas de tout repos. La délégation provençale était sans doute loin du compte. Pour la première qualification continentale de son histoire, le sort a en effet offert au Pauc le champion d’Islande, Vestmannaeyjar. Un club omnisports situé sur les îles Vestmann, une archipel située au Sud du pays, dont une seule île, Heimaey, est habitée. "Nous sommes partis vendredi avec une première étape en train jusqu’à Paris, puis, après 5h d’attente, un avion jusqu’à Reykjavik", explique Jordan Camero. 

Logés dans un hôtel à 40km de la capitale islandaise, les hommes de Jérôme Fernandez ont démarré leur week-end par un entraînement en matinée, avant de se voir offrir un après-midi de libre. "Mais c’était la tempête, on n’a pas fait grand-chose", sourit l’ancien Nantais. Il fallait de toute façon prendre des forces puisque le départ du lendemain était fixé à 5h30. "Ce qui était prévu, c’est d’aller prendre un ferry à 8h pour traverser. Mais on savait aussi que c’était un petit bateau et qu’il y avait un risque qu’il soit annulé si la mer était trop forte", raconte l’ailier droit. 

"C'était vomi à bâbord, vomi à tribord"

Tempête oblige, les Aixois sont finalement contraints au demi-tour, et activent le plan B: un bateau plus à même d’affronter la houle mais un allongement du temps de traversée de 40 minutes à 3h. "On est rentrés à l’hôtel se reposer pour ensuite repartir. Et puis on est montés sur le bateau. Et là ce fut l’hécatombe, rigole, après coup, Jordan Camarero. Sur les 16 joueurs, les 3/4 ont été malades. Et là c’était vomi à bâbord, vomi à tribord. Au début, on rigolait, on a pris quelques photos et quelques storys pour Instagram mais les téléphones ont vite été rangés alors qu'il y avait du réseau tout au long de la traversée. On s’est juste allongés en attendant que ça passe. C'était vraiment très très dur à vivre."

Un voyage pour le moins éprouvant pour les organismes. "Quand on est arrivés, il y avait un mélange entre le soulagement de poser un pied à terre et le fait d’être complètement ballonnés. On y a laissé quelques plumes, c'est sûr." Pas le temps de se morfondre toutefois puisqu’il faut déjà investir la salle, un grand hangar avec les lignes omnisports au sol. "Franchement, on ne s’attendait pas à une Arena, et je trouve qu’au final, pour une île de 4000 habitants, c’est une belle infrastructure", glisse Camarero. Une fois sur place, les dirigeants du Pauc tombent toutefois de haut. "Ils ont échangé avec les dirigeants adverses, qui leur ont appris qu’il y avait une ligne locale d’avion bien plus rapide que le bateau: seulement 20 minutes. C'est ce qu'on a pris pour le retour", souffle l'ancien joueur du H. 

Et maintenant Dunkerque...

Reste qu’il faut vite évacuer tout cela, et se lancer dans la rencontre, comptant pour le deuxième tour de la Coupe EHF. "La mise en route a été un peu difficile. On a fait un échauffement plus long afin de transpirer plus que d’habitude après avoir été secoués dans tous les sens pendant 3h." Sur le match en lui-même, la défaite d’un but (24-23) laisse des regrets. "On est un peu déçus du résultat parce qu’on avait tout ce qu’il fallait pour l’emporter. Il faut voir le côté positif, on ne perd que d’un but et je pense que, chez nous, on sera capable de l’emporter et de se qualifier", décrypte Jérôme Fernandez.

Mais avant de s’offrir cette manche retour, les Aixois doivent gérer les affaires domestiques, et ce déplacement à Dunkerque, mercredi, dans le cadre de la 6e journée de Lidl Starligue. Alors qu’ils seront de retour sur Paris lundi soir, puis dans le Nord dès mardi, les Provençaux conservent toute leur motivation. "On a le temps de récupérer, estime Jordan Camarero, avant de conclure. A nous de nous remettre au travail pour prendre ce match au sérieux et chasser les doutes que l’on peut avoir depuis le début de saison. On avait réussi un gros match là-bas la saison passée, on aimerait réussir la même performance. Il faut que l’on enchaine les victoires car on a déjà lâché trop de points depuis le début de la saison." Et désormais quelques plumes...

Benoît Conta

Crédit photos: PAUC 

LIDLSTARLIGUE
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