close


Valero Rivera, l'inévitable retour

18 sept.
L'Actu de la semaine
De retour après deux années d’exil à Barcelone, Valero Rivera a bien vite retrouvé ses marques du côté de Nantes. Cette semaine, l’ailier gauche devrait d’ailleurs passer la barre des 1000 buts inscrits en Lidl Starligue.

"Rock va me manquer, la pluie beaucoup moins." A son départ, il y a deux ans, pour retrouver Barcelone, son club formateur, Valero Rivera savait qu’il quittait un cocon au sein duquel il se sentait bien. Un peu plus de 24 mois plus tard, le voilà de retour... presque sans surprise. "Mais pour le moment il fait beau", sourit l’ailier gauche. Un retour comme une évidence pour l’international espagnol, qui dû se rendre à l’évidence: l’herbe n’est pas forcément plus verte en Catalogne. Salles vides mais aussi temps de jeu (traditionnellement) partagé avec son concurrent Aitor Arino, le Catalan a le blues. "J’avais envie de retrouver du plaisir à jouer, confirme-t-il. Envie de retrouver ce formidable public, de jouer devant une salle pleine." Ne reste plus qu’à trouver le bon intervalle. 

La retraite de Dominik Klein tombe à pic et Valero Rivera décide de mettre la main à la poche pour payer une partie de l’année qu’il doit encore au Barça. "J’avais dans l’espoir qu’il revienne un jour, mais je ne pensais pas qu’il reviendrait si tôt, explique Thierry Anti, son entraîneur et beau-père. Ce n'est pas courant qu'un joueur ait envie de partir du FC Barcelone ! Tout s’est bien imbriqué." Le technicien, mais aussi ses coéquipiers, n’ont pas boudé leur plaisir à l’heure de revoir leur ancien goleador. "Valero ça ne bouge pas, lance Rock Feliho, son capitaine. Il n’a rien à nous prouver, on sait de quoi il est capable. Depuis qu’il est là c’est comme s’il n’était jamais parti."

"Si ça n'avait pas été Nantes, je ne l'aurais pas fait"

Une impression que l’intéressé confirme. "Si ça n’avait pas été Nantes, je ne l’aurais pas fait, reconnaît-il. Ici, moi, mais aussi ma famille, on n’arrive pas dans l’inconnu. On connaît très bien bien la ville, les enfants parlent le français. Il n'y a pas de surprises." Un cadre de vie idéal, couplé à un challenge sportif excitant. "Le club a encore progressé mais ça ne m’étonne pas non plus. Ca travaille très bien ici, glisse celui qui aura vécu de loin la finale de la Ligue des champions disputée par le H l’an passé. Je n’ai pas pu être sur place mais j’étais fier de vois les copains là-bas. A nous de bosser pour y retourner." Pour cela, Valero Rivera sait que son équipe comptera à nouveau sur son poignet. 

Un peu enrayé sur son premier match officiel au Trophée des champions, ce dernier a vite repris du service avec 21 buts sur ses trois derniers matches dans l’Hexagone. "Je lui ai dit de se lâcher, de faire du Valero", souffle Feliho. Avec 12 buts en Lidl Starligue, l’ailier gauche n’est d’ailleurs plus qu’à trois longueurs de la barre des 1000 buts. "Je voulais l’atteindre avant mon départ mais je n’avais pas réussi. C’est cool comme chiffre je pense, non ?" Plus cool que ce numéro 15, qui a remplacé le 7 des premières années sur son maillot ? "Nicolas (Claire) n’a pas voulu lâcher le 7, rigole-t-il. Du coup j’ai pris le 15, mon premier numéro à l’école. Ca me va bien aussi." Ne reste finalement plus qu’à gérer le retour de la pluie…

Benoît Conta 

LNH
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques, commerciaux et de partage via les boutons de réseaux sociaux.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies