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Des étoiles plein les yeux

31
mai
Laurent Moisset raconte
Vendredi 1er juin à 19h30, la Lidl Starligue et la Proligue baissent le rideau, dans les jardins du Pavillon Ledoyen sur les Champs Elysées, après une année historique.

Quelles images va-t-on garder de cette saison 2017-2018 ? Elles ne tiendraient pas dans un seul album tant nos acteurs ont multiplié les prouesses, entretenu un son et lumières à chaque journée, stimulés par une énergie favorisant, le plus souvent, le dépassement de soi.

Cet engagement, cet investissement ont assuré la qualité du jeu, du spectacle et le suspense jusqu’au terme des compétitions.

La Proligue avance vite

S’il fallait une preuve de la spectaculaire progression de la division, on la retrouverait dans la présence d’Istres, champion incontesté, lors du Final4 de Coupe de la Ligue by Lidl à Metz. Les Provençaux ont réalisé un parcours sans tâche mais dans sa globalité la compétition a montré une incroyable densité à tous les étages du classement. Jusqu’au bout, la lutte pour la montée et la descente a été acharnée. L’intérêt s’est focalisé, en fin de cycle, sur des playoffs au cours desquels, Pontault-Combault a décroché quatre matches nuls face à Dijon et Sélestat avant de valider son billet pour la Lidl Starligue. On comprend mieux la remarque d’Alain Portes, l’entraîneur de Besançon, au cœur de ce combat : « Tactiquement, techniquement, je ne m’attendais pas à découvrir un tel niveau, expliquait l’ancien technicien de Nîmes. Il y a également de remarquables compétences chez les joueurs et dans tous les clubs. »

Pour sa deuxième saison sous l’égide de la LNH, les progrès n’ont pas été seulement marqués sur le terrain. Les clubs, en cours de professionnalisation, ont été capables de renforcer leurs structures, de faire preuve d’imagination comme Limoges, organisateur de l’un de ses matches au Zénith devant 3 600 spectateurs. Un pas de géant, incontestablement, vers un Championnat de plus en plus attractif.

La Lidl Starligue resplendit...

Jusqu’au bout, on aura vibré au mano à mano que se sont livrés Paris et Montpellier. La remontée du PSG, accusant un retard de six points à la trêve, a été fantastique mais les deux rôles principaux ont dû batailler sévère face à une concurrence de plus en plus organisée et véhémente. Aix, par exemple, a battu les deux cadors, Saint-Raphaël a finalement fait plier Montpellier lors de l’avant dernière journée alors que Nîmes, dans la première partie de la saison, 2e à la trêve, a été un animateur emballant du Championnat. Comment, enfin, ne pas songer à Nantes qui, après un début de compétition hésitant a retrouvé le sens de la marche pour venir compléter le podium ?

On va, néanmoins, quitter la scène vendredi soir en bas des Champs-Elysées dans les jardins du pavillon Ledoyen lors de la remise des Trophées LNH, avec une pointe de nostalgie et, pour beaucoup, la gorge nouée. Sans acteurs de qualité, il n’existerait pas de si beau film. Daniel Narcisse, l’artiste réunionnais et capitaine du PSG, tire sa révérence. Et, avec lui, Grégoire Detrez (Chartres), Guillaume Saurina, Dominik Klein (Nantes), Benjamin Gille (Chambéry), François-Xavier Chapon (Ivry), Geoffroy Krantz, Aurélien Abily, Wissem Hmam (Saint-Raphaël). La plupart d’entre eux auront contribué à valoriser et valider tout le travail de la Ligue, née en 2004.

... sur le toit de l'Europe

Bain de jouvence dans les eaux de Cologne... Au moment de la célébration, ce vendredi, l’émotion sera plus forte, plus prégnante encore lors du discours du nouveau président de la Ligue, Olivier Girault. Il n’occultera pas, évidemment, le formidable triplé des clubs français à Cologne revenus, quinze ans après le premier succès de Montpellier en Ligue des Champions, sur le toit de l’Europe.

La performance vient couronner, évidemment, le travail, les efforts de la Ligue et de ses clubs depuis de si longues années et une si enivrante attente. Et si elle confirme que la Lidl Starligue est, désormais, le meilleur Championnat du monde, elle souffle, surtout, un vent nouveau sur le handball. Les clubs français ont, en effet, répandu une idée nouvelle, révolutionnaire même dans un milieu où le carnet de chèques fait foi : c’est par le jeu, avec l’adresse, l’habileté, la vivacité et le sens collectif que s’écrivent les plus belles histoires.

La Ligue et ses clubs ont ouvert le livre cette saison. Des étoiles plein les yeux, ils ont, maintenant, le droit de festoyer dans le cadre fantastique du Pavillon Ledoyen et d'honorer leurs meilleurs lieutenants dont vous livrons ici les noms.

En Proligue, Youenn Cardinal (Cherbourg) est sacré meilleur joueur de la saison, Gilles Derot (Istres) meilleur entraineur et Arthur Anquetil (Sélestat) meilleur espoir.
L’équipe type de la saison est composée de Robin Cappelle (Istres, meilleur gardien), Branko Kankaras (Istres, meilleur pivot), Vaidotas Grosas (Istres, meilleur défenseur), Guillaume Crépain (istres, meilleur demi-centre), Youenn Cardinal (Cherbourg, meilleur ailier droit), Javier Borragan (Nancy, meilleur arrière droit), Arthur Anquetil (Sélestat, meilleur ailier gauche) et Nicolas Boschi (Istres, meilleur arrière gauche).

En Lidl Starligue, Nikola Karabatic (Paris) est sacré meilleur joueur de la saison, Patrice Canayer (Montpellier) meilleur entraineur et Samir Bellahcene (Massy) meilleur espoir.
L’équipe type de la saison est composée de Vincent Gerard (Montpellier, meilleur gardien), Nicolas Tournat (Nantes, meilleur pivot), Rock Feliho (Nantes, meilleur défenseur), Nikola Karabatic (Paris, meilleur demi-centre), David Balager (Nantes, meilleur ailier droit), Eduardo Gurbindo (Nantes, meilleur arrière droit), Michaël Guigou (Montpellier, meilleur ailier gauche et Trophée beIN SPORTS du plus beau but) et Jonas Truchanovicius (Montpellier, meilleur arrière gauche).

L.M
Crédit photos

LNH.fr
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