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Guéric Kervadec : « La Bretagne aime le Handball. »

15 nov.
Laurent Moisset raconte
Entraîneur d’Auray en Nationale 3, l’ancien International met l’accent sur l’engagement et la passion qui guident l’action des clubs bretons.

En désignant Saint-Brieuc comme cadre des Finales de Proligue en mai prochain, la LNH porte un sacré coup de projecteur sur le handball breton…

Cette décision a du sens à plusieurs titres. Même si Saint-Brieuc n’a pas un club de haut niveau, la ville s’est toujours sérieusement impliquée dans le sport. Je me souviens qu’avec l’équipe de France il y a quelques années on était venu y jouer. Cesson y a, également, délocalisé certains de ses matches. Saint-Brieuc, comme la région, se bouge et son dynamisme favorise l’organisation de grands événements.

Est-ce une récompense pour le handball breton ?

Peut-être une certaine forme de reconnaissance. Dans notre région, le handball est fortement ancré et très populaire. A titre d’exemple avec mon club d’Auray on joue, en N3 devant plus de 200 personnes. On comptabilise 296 licenciés et on s’appuie sur deux salariés. Vous retrouvez cette organisation partout en Bretagne qui témoigne, en tous cas, d’un véritable attachement à l’activité.

Breton d’origine vous avez attendu de quitter le haut niveau pour y jouer. Pourquoi ?

C’est dans le sang, je crois. Le parcours de vie a fait que j’ai quitté la Bretagne à dix ans mais elle a toujours été présente dans mon esprit. Je savais que je reviendrai un jour vers l’Océan. Cela s’est réalisé plus tôt que prévu. J’ai joué ici avec Auray dans toutes les équipes séniors au plus petit niveau. Après seulement les amitiés que j’y ai tissées m’ont amené à entraîner.

Un métier dont, au départ, vous ne vouliez pas entendre parler…

Oui, mais mon métier, aujourd’hui, c’est chargé de mission sports-culture à Auray. J’ai beaucoup d’amis dans le club alors quand on m’a demandé d’entraîner, je ne me voyais pas refuser. On a crée quelque chose, on est monté en N3, on travaille aussi avec des jeunes. C’est un projet où l’humain tient toute sa place.

Lors de la saison 2002-2003, Guéric Kervadec a remporté la Coupe de la Ligue avec Créteil.

Est-ce un paramètre que l’on retrouve partout en Bretagne ?

Je crois, oui. Cesson est, actuellement, le porte drapeau en Lidl Starligue. Lanester et le cercle Paul-Bert de Rennes sont en N1 mais, derrière, il existe une vraie émulation. La Bretagne, en terme de licenciés et de nombre de clubs, est sur le podium, peut-être même toujours le numéro un dans le pays. C’est le signe d’un engouement, d’une bonne santé aussi.

Est-elle aussi dynamique dans le domaine structurel ?

La Ligue effectue un travail colossal d’accompagnement en matière de formations pour les cadres techniques, les arbitres. Ce suivi assure le sérieux de notre travail.

Peut-on espérer qu’après Cesson un autre club de haut niveau émerge ?

C’est une question de structures, de sensibilités locales. Mais je ne regarde pas de ce côté-là. Ce qui compte c’est que nos jeunes prennent du plaisir dans un cadre favorable. Là, on sait faire. Le handball, vous savez, est présent partout en Bretagne. Les filles, du côté de Brest, dans le Finistère tiennent un rôle majeur mais derrière, également, ça bouge énormément. On forme beaucoup de joueurs et de joueuses. C’est aussi une grande fierté et la récompense de nos efforts.

L.M
Crédit Photos Stéphane Pillaud/Sportissimo

LNH
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