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"On ne va pas se plaindre d'avoir des internationaux"

26
janv.
Entretien
Alors que la trêve internationale approche de la fin, Joël Da Silva revient pour nous sur cette période traditionnelle dans le calendrier du handball.

Joël, quel est ton regard sur la trêve internationale ?
Dans le handball, on a la chance que lorsqu’une compétition internationale se déroule, il y ait une trêve qui fait qu’il n’y a pas de doublon, pas de championnat. C’est une vraie période intéressante pour récupérer physiquement du début de championnat. Personnellement, j’aime aussi cette période car c’est le moment de tester des joueurs du centre de formation. A Saint-Raphaël, on avait 9 joueurs absents avec l’Euro et les qualifications pour le Mondial 2019. Du coup, c’est un moment où les jeunes joueurs sont intégrés totalement à la prépa. On peut alors les évaluer durant les matches amicaux notamment. 

Combien de temps de coupure au soir de la J13 ?
Au soir du match de Tremblay, c’était vacances. Cette année on a repris plus tard car d’ordinaire je reprends toujours vers le 3/4 janvier. Cette fois, on a repris le 8. Mais les joueurs ont eu un petit programme de « pré-préparation » pour attaquer dans les meilleures dispositions.

On imagine que la reprise a été placée sous le signe du physique…
Oui, c’est une période importante pour nous puisque nous allons jouer la Coupe d’Europe dès le 7 février et donc avoir des matches tous les trois jours pendant deux mois. On travaille du coup beaucoup sur le plan physique pour protéger mais aussi « faire de la caisse ». Il faut ça car ensuite, pendant deux mois, on sera plus sur de la récup’ que de l’entraînement. On a également travaillé de nouvelles choses sur le plan défensif en raison des absences des internationaux. Mais la première base est tout de même physique. 

Est-ce compliqué de travailler sans certains cadres ? 
C’est le cas de toutes les équipes qui ont des internationaux. On ne va pas se plaindre d’avoir des joueurs comme ça qui jouent des titres dans les grandes compétitions. Ces joueurs qui vont nous ramener de l’expérience. Pour l’image du club et pour la suite de la saison, c’est positif. S’il y a médaille, on va avoir certes avoir des joueurs un peu fatigués, mais mentalement ils vont nous aider. Ce n’est vraiment pas un problème. 

"Barachet ? Un vrai joker pour nous"

As-tu un regard sur l’Euro ?
On a des joueurs concernés donc on regarde leur parcours, forcément, que ce soit la Biélorussie, la France ou l’Espagne. On regarde aussi la concurrence, les autres pays, les joueurs qui sont dans d’autres clubs français. On regarde aussi l’Allemagne car il y a des joueurs qui jouent à Berlin que nous allons rencontré en Coupe EHF. On est aussi supporter et voir l’équipe de France avancer sans aucune égratignure et prendre du volume match après match, c’est vraiment intéressant.

As-tu également l’oeil du recruteur sur cet Euro ?
Si le joueur est exposé dans une Euro, c’est déjà trop tard (sourire). Les joueur sont détectés avant. Quand ils arrivent sur la compétition, il est rare de faire de jolis coups. En règle générale les bons joueurs sont déjà verrouillés. On regarde surtout les tendances de jeu, les options prises…

En parlant de recrues, tu vas pouvoir compter sur Xavier Barachet dès la reprise…
C’est plus qu’une recrue, c’est un vrai joker pour nous. Il a très bien travaillé. Il avait déjà bien travaillé cet été avant de se blesser. Là, on a profité de ces 4 mois pour bien travailler sur le plan physique, étape par étape. Sur le mois de janvier, tout s’est très bien passé. En plus « Dip » n’était pas là donc il a eu du temps de jeu. On a géré sa fatigue, mais aujourd’hui c’est une très bonne nouvelle et ce sera un gros plus pour nous.

Benoît Conta

LNH.fr
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