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"Mon premier but avec les pros ? Un kung-fu-chabala !"

09
nov.
Un club/Un joueur
Au tour de Lucas Ruiz de nous plonger au sein de son club formateur, Istres.

Ma première licence

Oulala. C'était ma première saison en -18, il y a onze ans. Je suis né à Istres mais j'habitais à Fos-sur-Mer et je jouais dans ce club. Mais l'équipe première était en prénationale et les jeunes avaient tendance à partir vers Istres qui jouait au plus haut niveau. Du coup quand je suis arrivé en -18 il n'y avait personne, c'était un peu l'abandon. Du coup j'ai tenté ma chance aussi, comme les autres (sourire). 

Mon coach le plus marquant

C'est forcément Gilles (Derot) (rires). Il avait déjà un oeil sur moi quand j'étais en -18 ans, et je l'ai ensuite eu au centre de formation. Quand je suis monté avec les pros c'était Christophe Mazel mais Gilles nous a rejoint un peu après. J'ai tout fait avec lui (sourire).

Mon premier entraînement avec les pros

Je ne m'en souviens pas vraiment. Mais je sais qu'à l'époque il y avait Vincent Gérard dans l'équipe, mais aussi Ibou Diaw, Sassi Boultif, Robert Lis... Des mecs que je voyais d'un autre oeil (rires). Ce sont de très grands joueurs. Je ne me souviens pas de mon premier tir sur Vincent (Gérard) mais je me souviens qu'il était un peu mauvais perdant (rires). Du coup si jamais tu passais une roucoulette sur lui, il se faisait chambrer par tout le monde. C'était l'ambiance de l'époque, les Derbier, Tablon aimaient bien le brancher un peu. (sourire)

Mon premier but avec les pros

C'était en Proligue déjà. Sur le premier match je ne marque pas, mais sur le deuxième oui. C'était face à Gonfreville et je rentre sur la fin de la première mi-temps. Il reste très peu de temps et Kevin Bonnefoi fait grand écart pour arrêter le tir et me lance en contre-attaque direct. Il devait y avoir deux joueurs qui revenaient sur moi et je n'avais pas le temps d'attraper le ballon puis de tirer. Alors j'ai sauté plus haut que mes deux adversaires pour attraper le ballon en kung-fu et j'ai mis un chab' en redescendant. Et c'est passé (rires). J'ai fini à plat ventre, je me suis retourné vers l'arbitre et quand il a accordé le but j'ai tapé au sol en criant comme un fou ! (rires) 

Mon premier contrat pro

J'avais 21 ans il me semble. Je venais de faire la saison avec les pros mais sous contrat de formation et je pouvais doubler. C'est un rêve qui se réalisait pour moi de devenir pro et je ne suis plus reparti d'Istres. Maintenant j'espère que l'on pourra viser plus haut rapidement... 

Mon meilleur ami au club

Thomas Tricaud. On se cotoie depuis neuf ans puisqu’on était au centre de formation ensemble. On a tout connu ensemble, que ce soit sur le terrain ou en dehors.

Le meilleur joueur passé par le club

Vu sa carrière, on peut dire Vincent Gérard, mais je l’ai très peu côtoyé, au contraire d'Aljosa Rezar. C’est l’année où l’on remonte en Lidl Starligue, et c’est en grande partie grâce à lui. Il pouvait gagner les matches à lui tout seul. Et puis à l’entraînement, sur l’aile, il était vraiment fort. Ca m’a permis d’énormément progressé cette année-là. 

Mon meilleur souvenir

La montée en Lidl Starligueen 2014. C’est un souvenir global mais les playoffs furent un grand moment. On finit deuxième de la saison régulière et on joue d’abord Mulhouse en demies. On perd de 6 buts là-bas et on gagne de 8 chez nous. Ensuite on joue Billère et on perd là-bas de 3 buts avant de gagner de 11 chez nous. Il y avait une sacrée ambiance (sourire). 

Mon pire souvenir

La descente la saison suivante je pense. Mais je pourrais mettre à égalité notre défaite en playoffs la saison passée contre Massy (21-26, 30-26). Il y avait vraiment quelque-chose à faire, on aurait vraiment dû monter… Mais c’est comme ça, il faut que cela nous serve de leçon. Il faut le prendre comme ça et s’en servir cette saison. 

Mon meilleur spot

Le pub de l’Europe. C’est là que je vais boire mon petit café le matin avant l'entraînement. On se retrouve aussi avec les coéquipiers de temps en temps pur boire un verre ou deux. (sourire)

Ma plus belle anecdote

Je dirais une demi-finale de Coupe de France face à Ivry (en 2012, ndlr). On était à l’hôtel et l’alarme à incendie a sonné en pleine nuit. Tout le monde l’a entendue sauf moi (rires). On me l’a appris le lendemain matin. Je suis un gros dormeur je pense (sourire). 

Benoît Conta

PROLIGUE.fr
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