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"Yannick Palma nous a fait tellement de trucs à la con..."

13 févr.
Un club/Un joueur
Capitaine de Nice, Raphaël Tourraton nous plonge dans les coulisses de son club à travers son histoire.

Ma première licence

"C'est ma cinquième saison ici puisque je suis arrivé à l'été 2012. A l'époque, j'ai appris très tardivement ma non-prolongation de contrat à Istres, où j'ai très longtemps joué. Il ne me restait pas beaucoup d'options et ma priorité était de trouver un club pro, ce qui était assez compliqué. J'avais un ami qui jouait à Nice et le contact s'est fait comme ça. Il y avait avait un double-intérêt à ma venue: le club souhaitait monter en Proligue, et moi je pouvais préparer ma reconversion avec la possibilité de devenir diététicien. C'est quelque-chose que j'ai mené à bout puisque j'ai désormais mon diplôme et que je commence doucement à développer cette activité. Le handball reste néanmoins ma priorité pour le moment."

Mon coach le plus marquant

"Je n'en ai pas eu beaucoup donc c'est assez rapide. Quand je suis arrivé, le coach était Claude Mirtillo. C'était l'entraîneur emblématique du club pendant 20-25 ans, quelqu'un dont je garde un bon souvenir humainement parlant. Il avait une approche du hand très axée sur les valeurs de combat et d'abnégation. Maintenant il y a Edu Fernandez. On a démarré en tant que coéquipiers puisqu'il est arrivé en même temps que moi. C'est une approche différente. Edu est plus dans le professionalisme, mais aussi sur les aspects technico-tactiques très très poussés. Il aime décortiquer le jeu des autres, travailler à la vidéo... C'est un profil très espagnol comme il y en a pas mal en ce moment, et plutôt à la mode, notamment avec le titre européen que l'Espagne vient de décrocher. Et là-dessus, les Espagnols de l'effectif ne se privent pas de nous le rappeler ! (rires)"

Mon meilleur ami au club

"Il est malheureusement parti mais j'ai eu la chance de jouer avec lui à Nice lors des deux dernières saisons après avoir joué avec lui à Istres. C'est Jordan Perronneau. On a pu partager ensemble cette montée en Proligue et c'était plutôt cool. Il a désormais choisi de mettre le handball entre parenthèses pour se tourner vers d'autres horizons..." 

Le meilleur joueur passé par le club

"Cela ne fait que cinq ans que je suis au club donc c'est compliqué de répondre. Et puis on jouait aussi en N1 donc difficile de trouver une star comme Vincent Gérard avec qui j'ai joué à Istres. Si je dois en citer à Nice, je ne sais pas si ce serait le meilleur, mais le plus emblématique: Boubacar Sidibé. Il est international sénégalais et a passé plus de 20 ans au club et puis c'est quand même le seul joueur qui a le droit de faire sept pas sans qu'on lui siffle "marcher" ! (rires) Il représente bien le Cavigal et aura participé à la montée en Proligue. Désormais, il a une activité professionnelle à côté et jouer en Proligue n'était plus compatible."

Mon pire souvenir

"C'est la "non-montée" en Proligue lors de la première saison d'Edu Fernandez à la tête du club (lors de la saison 2015/2016, ndlr). A l'époque il y avait un système de barrages et on avait perdu. C'était très frustrant de sauter sur un week-end couperet comme ça, alors que l'on avait perdu un seul match sur la saison régulière..." 

Mon meilleur souvenir

"C'est forcément la montée dans la foulée. On avait réussi à se remobiliser durant l'été car on avait tellement envie de cette montée que le fait de la rater comme ça, ça apparaissait comme une évidence de se rattraper la saison suivante. Il a fallu évacuer la déception mais ça nous  a plutôt bien réussi. Et puis le nouveau système sans les barrages nous allait bien. On avait un effectif rôdé et solide, prêt à être régulier sur toute la saison. Ca nous convenait bien plutôt que de tout jouer sur un coup de dés." 

Mon meilleur spot

"C'est un endroit où l'on va souvent après les matches et qui est situé dans le vieux Nice. Ca s'appelle le "L'F". On y a pour une raison simple, c'est qu'ils font une bière un peu spéciale qui s'appelle la "Délirium" et qui est en générale le point de départ de soirées plutôt sympas... (sourire)" 

Ma plus belle anecdote

"Plus qu'une anecdote j'ai envie de citer un joueur qui était une anecdote à lui tout seul: Yannick Palma. Il a joué deux ans à Nice. Il nous a fait tellement de trucs à la con... Il a notamment trouvé le moyen d'arriver le jour du match sans son sac de match et ne s'en rendre compte qu'au moment d'arriver dans le vestiaire. (rires) Et puis deux semaines après, en déplacement, il a réussi à rater l'avion pour devoir rentrer en train. Voilà, il avait vraiment un côté tête en l'air. On caricature parfois les Réunionnais mais lui était un vrai bon client ! (rires)" 

Be. C.

PROLIGUE
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