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Sébastien Quintallet, la vie devant soi

14 mai
Laurent Moisset raconte
En course pour la montée en Lidl Starligue, le club de la région parisienne et son entraîneur n’arrêtent pas de surprendre.

Son C.V n’est pas commun. On y apprend, par exemple, qu’à 23 ans il quitte le pays pour Modène, le modeste championnat d’Italie. On le retrouve aussi quelques mois à Irun en Espagne avant la crise et un dépôt de bilan. On découvre encore qu’il a fait le sport études de Dijon avec Didier Dinart, l’actuel sélectionneur de l’équipe de France dont il se rappelle « la forte détermination et les hautes ambitions. » Il a partagé, à l’époque, plus d’un repas avec le futur Montpelliérain, dans la maison familiale de Montbard où l’accueillait régulièrement Alain, le père, entraîneur de Dijon puis préparateur physique des Bleus. Dinart, alors, était arrière et Sébastien Quintallet, demi centre et principal pourvoyeur de son futur illustre équipier.

On note aussi, en 2000, un passage par Pontault-Combault déjà après la mise en route de sa carrière à Créteil. « Il y avait un pont, se souvient-il, entre les deux clubs. » C’est, d’ailleurs, sur le conseil de Thierry Anti, passé par les deux clubs de la région parisienne, que les dirigeants de Pontault décidèrent en 2014 de confier la direction technique au néophyte qui sortait de sept saisons à Vernon et venait d’arrêter sa carrière à 37 ans.

L’équipe la plus jeune de Proligue

« Mais, souligne-t-il, je m’intéressais déjà au métier d’entraîneur sur la fin à Vernon. En fait, j’ai toujours baigné dans le milieu et cette évolution était normale. » Son talent de joueur, pourtant, aurait certainement dû lui valoir de plus grandes conquêtes mais il ne regrette rien d’un parcours diversifié entre élite, étranger et D2. « A Créteil on a disputé la Ligue des Champions, un quart de finale de coupe d’Europe contre Pampelune, une demie face à Göppingen, décroché deux places de second du Championnat avec de bons joueurs et de belles personnes. Notre force se retrouvait dans notre cohésion. »

C’est d’ailleurs sur ce schéma qu’il a construit son projet à Pontault-Combault, largement alimenté par ses expériences et les connaissances du paternel. « J’ai tellement, par exemple, entendu parler de préparation physique à la maison que c’est entré dans ma mémoire et que je n’ai pas rencontré de grandes difficultés, dans ce domaine, quand il a fallu me lancer. On échange toujours avec mon père qui reste très branché et attentif aux avancées en la matière. »

Son équipe lui ressemble, fraîche, déterminée, ambitieuse, humble, capable avec un budget d’environ million d’euros, l’un des plus faibles de la Proligue, de disputer pour la deuxième saison consécutive les playoffs pour la montée avec pour unique objectif « de jouer le mieux possible ». Un groupe toujours solidaire et concerné alors que l’entraîneur partira en fin de saison à Ivry et que deux de ses meilleurs joueurs, Aurélien Tchitombi et Valentin Aman changeront, eux aussi, de cap.

« Ces annonces, remarque Quintallet, ont été faites assez tôt dans la saison. On a su en parler, puis les mettre de côté, pour ne, surtout, pas parasiter notre vie et notre aventure. Il y a beaucoup d’envie, un esprit dans cette équipe probablement aussi parce que Pontault a une histoire dans le handball, qu’il a longtemps joué notamment parmi l’élite. » Celle d’un petit poucet qui a toujours su s’organiser pour tracer sa route. Et Sébastien Quintallet n’a pas choisi une autre voie pour retrouver, qui sait, les sommets.

L.M.
Crédits Photos D.David

PROLIGUE
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