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Chartres, la bonne année ?

09 nov.
Laurent Moisset raconte
Le voyage jusqu’à la Lidl Starligue est périlleux mais trois ans après un passage éphémère, le club d’Eure-et-Loir s’est donné les moyens d’y revenir.

Les Chartrains sont tenaces. Pourtant, ils auraient bien des raisons de s’arracher les cheveux après avoir, en juin dernier, échoué dans leur quête de rejoindre l’élite. Pourtant leurs dirigeants, agacés évidemment par le surplace, n’ont pas perdu l’espoir, ni le concours toujours soutenu des collectivités locales dont l’objectif est d’installer sur la durée le plus haut-niveau sportif dans la région.

Chartres, le plus gros budget de Proligue, a bien lancé sa saison 2018-2019 et avec, dans son viseur, les Finales de Proligue, l'événement qui remplacera les playoffs en fin de saison et qui décernera le titre de Champion et le deuxième ticket d'accession à la Lidl Starligue.

Un entraîneur tout neuf, des leaders qui se dégagent

L’impatience des décideurs a, d’ailleurs, largement contribué à un remaniement profond en interne lors de l’intersaison. Après Pascal Mahé et Jérémy Roussel, techniciens reconnus du milieu, la balle est passé dans les mains de Jérôme Delarue signifiant, en réalité, que la carte de visite n’était pas forcément un label de réussite. Nommé le 2 juillet dernier, le nouveau patron technique vient, comme il le souligne lui-même, « des bas-fonds amateurs ».

A l’image d’Eric Mathé, l’entraîneur de Chambéry leader de la Lidl Starligue, il a traversé toutes les couches de l’activité, organisant un C.V sur lequel figure une réelle expérience en tant que responsables des jeunes, à Saint-Cyr puis au centre de formation de Chartres, mais également d’adjoint puisqu’il a vécu l’aventure de 2015-2016 aux côtés de Pascal Mahé. Sa fidélité (depuis juillet 2013) mais, surtout, ses compétences l’ont logiquement imposé à la barre Chartraine.

Jérome Delarue est l'entraîneur principal du C'Chartres depuis le début de la saison 18-19.

« Je ne viens pas du haut niveau et, dans ce cas, le chemin est plus long et plus sinueux avant d’envisager une mission prestigieuse. D’un autre côté, la responsabilité n’est pas envahissante ou stressante quand on a bien planté le décor de notre rôle. L’entraîneur est là dans l’intérêt des joueurs. Il fait passer le message du projet commun, du bien travailler ensemble. »

Jérôme Delarue a, évidemment, pris la mesure d’un effectif et d’un club qu’il a appris à connaître depuis cinq ans et probablement était-il même le mieux placé pour reprendre le flambeau. Il a eu le temps de décrypter, d’analyser, de pointer, surtout, les manques d’un groupe qui a, peut-être, manqué de caractère dans les moments décisifs.

Un projet de salle de 3500 places

« En Proligue, confirme Delarue, c’est l’équipe la plus régulière qui s’impose en fin de saison. Pour résumer il faut être le plus fort possible dans ses temps faibles. Mais nous n’avons pas su le faire jusqu’à présent. » Le début de saison laisse deviner un renversement de tendance. Bien accroché à sa deuxième place, le club d’Eure-et-Loir n’a connu qu’une défaite à Créteil et montré du caractère pour stabiliser les résultats. « Pour l’instant, effectivement, on s’est sorti des situations compliquées. Avec Dijon, Saran et Limoges dans les trois semaines à venir, on va être fixé sur nos réelles capacités. »

Sergiy Onufryenko (à gauche) et Youssef Ben Ali (à droite) sont arrivés à l'intersaison.

L’entraîneur a trouvé en Sergiy Onufryenko et Youssef Ben Ali des relais solides et des exemples déterminants. « Leur investissement, leur professionnalisme sont communicatifs. » Une force émergente qui devrait donc assoir l’équilibre sportif alors que le club poursuit son développement structurel avec un centre de formation en place et un projet de salle (3500 places) qui devrait se concrétiser après les derniers recours en début d’année.

« Le club, remarque l’entraineur, est porté par le pouvoir politique. La ville a décidé de faire du sport une vitrine et l’apport du nouvel outil pourrait donner un sacré coup de fouet à notre projet. » Mais la balle, de toute façon, reste dans le camp des joueurs et de leur nouveau mentor. A eux de jouer…

L.M.
Crédit Photos Luca Jordhery / Photos Sport Normandy / Chartres Horizon Photographie

PROLIGUE
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