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Raconte-moi la Lidl Starligue (2/2)

22
nov.
Laurent Moisset raconte
Des matches à haute intensité, du spectacle, du suspense, la Lidl Starligue et ses clubs n’ont jamais aussi bien porté les valeurs du sport. Explications d’un phénomène…

Un recrutement plus performant

La valeur d’un Championnat se mesure, également, à la qualité de ses acteurs. Si, évidemment, la formation à la française a contribué à sa réussite et à sa reconnaissance à l’étranger par le biais des succès de l’équipe nationale, elle n’aurait pas été plébiscitée sans l’apport d’un contingent d’étrangers de plus en plus performants. « Je me souviens qu’à une époque, rappelle Costantini, les clubs se faisaient avoir par des agents qui leur vendaient des joueurs trop moyens. »

Ce n’est, évidemment, plus le cas. D’abord parce que la Lidl Starligue fait des émules à l’étranger. Les Espagnols -un peu contraints au départ par la grave crise financière de l’Asobal- n’hésitent plus à franchir les Pyrénées. Ils sont treize aujourd’hui répartis aux quatre coins du pays, délégation majoritaire parmi les quatre-vingt-dix joueurs étrangers qui étoffent les effectifs de la Lidl Starligue. « Nos budgets étant en hausse, pointe encore Léandri, on a pu faire venir de meilleurs étrangers. » « Avant, tous les meilleurs allaient soit en Espagne soit en Allemagne, témoigne Cazal. Ce n’est plus le cas parce que financièrement nous sommes capables de nous aligner et que notre Championnat, sportivement, est devenu attractif. Donc, tu récupères des joueurs de niveau supérieur. »

Longtemps ouvert sur les Balkans, le marché est, désormais, international. Stars croates, espagnoles, danoises, serbes, brésiliennes, allemandes ou islandaises s’engagent très facilement, convaincus de s’épanouir dans un environnement favorable.

Des Français qui restent au pays

Les joueurs nationaux, en d’autres temps, pensaient s’affirmer à l’étranger. Les frères Gille, Dinart, Fernandez, Barachet, Abati, Kervadec, Gaudin, Narcisse, Omeyer, Karabatic tous partis, le Championnat se montrait bien démuni. La tendance s’est inversée et il n’est pas étonnant de remarquer que l’ossature de l’équipe de France se retrouve au PSG. Tous ne sont plus tentés de franchir les frontières, à l’instar de Nedim Remili choisissant le PSG plutôt que Barcelone. « Ils restent, conclut Léandri, parce qu’on leur offre les meilleures conditions pour s’affirmer et continuer de grandir. »

Patrick Cazal est, d’ailleurs, convaincu que la tendance va se confirmer dans les années qui arrivent. « Toutes nos équipes de jeunes ont été, récemment, sacrées championnes du monde. On a une chance inouïe mais, aussi, les moyens, de conserver ces pépites. Nous sommes, en tous cas, très vigilants sur ce point.»

Voilà, en tous cas, qui offre de solides garanties pour l‘avenir. Afin que nos merveilleux fous volants continuent d’écrire la belle histoire de la Lidl Starligue.

L.M

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