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A Caen, Sacha Mantz veut confirmer et s'épanouir

LNH - Publié le 07 novembre 2023 à 11h07
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Arrivé à l’intersaison à Caen où il a paraphé son premier contrat professionnel après trois saisons au centre de formation de Chambéry, le pivot Sacha Mantz (21 ans) fait partie des joueurs à suivre en ProLigue cette saison. Le grand patron de la défense caennaise veut s’imposer dans un championnat qu’il découvre. Entretien.

Tu as reçu de nombreuses propositions dans des clubs de ProLigue mais tu as finalement opté pour les Vikings de Caen. Pourquoi ce choix ?

Caen a été le club le plus intéressé et convaincant de par ses résultats la saison dernière avec la qualification en playoffs. Le projet m’intéressait avec la naissance d’un nouveau Palais des Sports et des ambitions assez élevées dans un collectif jeune avec surtout la possibilité de pouvoir jouer énormément, c’était le plus important. 

 

Tu as quitté Chambéry après avoir titillé l’équipe première pendant trois ans. Y-a-t-il une déception de ne pas avoir signé pro en Savoie ?

Forcément. Maintenant, il faut savoir rebondir, je suis encore jeune. Jouer à mon âge dans une équipe taillée pour disputer la Coupe d’Europe, c’est très difficile, surtout dans un poste de pivot qui demande de l’expérience. Il n’y avait pas non plus de place pour un 4ème pivot. La ProLigue va peut-être me permettre de réaccéder dans quelques années en Liqui Moly StarLigue, je vais tout faire pour y parvenir.

 

Pour revenir sur Caen, comme évoqué précédemment, l’équipe sort d’une très grosse saison mais a du mal depuis le début de ce nouvel exercice et est 13e. Comment expliquer ce très mauvais démarrage ?

Ce n’est que le début de saison. Le calendrier n’est pas spécialement évident, on a hérité de Pontault, Frontignan et Sélestat sur les premières journées. L’objectif était d’avoir bien plus de points. On n’a pas su assurer sur des équipes censées être à notre portée. Cela nous montre que nous ne sommes pas prêts même si on ne perd pas de beaucoup. On aurait pu faire mieux. On sent qu’il y a du potentiel dans le groupe mais il doit réussir à le libérer. Je suis persuadé que l’on va se réveiller.

 

Malgré ton jeune âge, tu es le leader de la défense caennaise. Vous avez la 14ème défense du championnat, avec plus de 30 buts encaissés par match. Une stat qui ne fait pas très plaisir ?

C’est une stat qui fait mal. Défendre, c’est mon rôle. Je suis censé être le chien de garde de l’équipe. On est aussi une équipe qui joue vite donc on passe plus de temps en défense ce qui nous fait encaisser plus de buts. On perd quelques ballons et on subit le grand espace par moment. Maintenant, sans se chercher des excuses, notre défense est encore à consolider. On travaille beaucoup dessus car on a besoin d’avoir une défense solide. On doit fermer la boutique pour aider nos gardiens.

 

 

Le Palais des Sports dans lequel vous évoluez à une capacité de 3700 places. Vous n’avez toujours pas gagné dedans. Est-ce que c’est une pression supplémentaire de jouer dans une telle enceinte ?

Je pense que c’est une salle difficile à apprivoiser. Non pas par son impression, au contraire on est heureux et excité d’y jouer. On a du mal à en faire notre champ de bataille pour le moment. L’équipe a du mal à se trouver, notamment dans ce Palais des Sports. On donne tout à l’entraînement pour décrocher notre première victoire à domicile devant notre public. C’est une situation qui n’est pas évidente. On doit faire le travail pour montrer que l’on mérite de jouer dans une si belle salle.

 

 

As-tu un plan de carrière particulier ? Tu as eu la chance de goûter à l’équipe de France jeune. On dit souvent que quand on touche à la sélection, on n’a qu’une envie : celle d’y retourner ?

Je suis arrivé dans un nouveau monde en passant pro et en découvrant la ProLigue. C’est une étape de passée. J’ai besoin de continuer de travailler et de progresser. J’ai d’autres marches à franchir si je veux avoir des objectifs très élevés à l’avenir dans ma carrière.

 

 

Mickaël Nassieu