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Valentin Porte: "Saint-Raphaël ? Clairement un match piège"

13 mars
Entretien
Capitaine de Montpellier, Valentin Porte met en garde ses coéquipiers avant la demi-finale de la Coupe de la Ligue programmée samedi, au Mans, dans le cadre du Final4.

Valentin, quel regard portes-tu sur le début d’année 2019 de Montpellier ?
Je suis content car le post-Mondial s’est bien passé. On a vite retrouvé nos automatismes et on s’est même donné une chance de se qualifier en Ligue des champions. On est venu mourrir sur le dernier match au Vardar alors que si on gagnait, on se qualifiait. Il y a une petite déception car on aurait vraiment pu aller la chercher, ce qui aurait été inespéré vu notre début de saison. Malgré tout, l’équipe tourne pas mal. Tout n’est pas parfait mais les résultats sont là. 

L’élimination européenne est-elle digérée ?
La preuve que oui. Après la déception au Vardar, on a su rebondir en gagnant à Aix (19-23), là où il n’est jamais facile de s’imposer. Puis on gagné en Coupe de France face à Paris (32-31). On a fait le deuil, c’est fini, on ne va pas s’apitoyer sur notre sort pendant trois mois. Une compétition s’arrête mais il y en a d’autres à gagner.

La victoire face à Paris a-t-elle fait du bien au mental ?
Oui. Comme l’a dit Patrice Canayer, depuis le début de saison, lorsque l’on jouait face à une équipe du Top 5 européen, on n’a jamais existé sur 60 minutes. Au-delà de gagner, on voulait se prouver que l’on était capable de rivaliser avec ce qu’il se fait de mieux au niveau européen. La victoire est belle et même si on avait perdu, on aurait pu dire qu’on avait fait un gros match. Mais là, la victoire rend la chose plus belle. Cela montre que sur un match, quand tout va bien, on est capables de lutter face à ces grosses équipes. 

Vous avez mené pratiquement tout le monde, on vous a senti usé en fin de match...
Oui, oui. (sourire) Depuis le début de saison, il n’y a pas beaucoup de rotations, et tu additionnes ça à l’intensité qu’il faut mettre face à Paris. Quand on joue Paris, il faut être à 110% tout le match. Donc à la fin, c’est normal de souffrir un peu. Mais on a réussi à rester costauds défensivement pour ne pas sombrer. 

"La Coupe de la Ligue ? Un gros objectif"

La semaine de repos fait-elle du bien ?
Penser que l’on a une semaine de repos, c’est mal connaître Patrice Canayer. On a de gros entraînements. (sourire) Quand il n’y a pas de matches, les entraînements sont hard et de qualité. On travaille pour ce qui arrive très vite, ce n’est pas vraiment du repos. 

Ce qui arrive, c’est justement ce Final4 de la Coupe de la Ligue…
Avec l’élimination en Ligue des champions, et le fait que, même si on n’est pas loin, on sait que ça va être compliqué en Lidl Starligue, et bien on se tourne vers les Coupes. On veut ramener des titres chaque saison car on joue à Montpellier. Là on est à deux matches de gagner la Coupe de la Ligue. C’est un gros objectif.

Vous allez affronter Saint-Raphaël, est-ce piégeux de les jouer deux semaines après votre large victoire dans le Var (24-32) ?
C’est clairement un match piège. On connaît très bien cette équipe, et on sait très bien qu’après le match que l’on a fait là-bas, ils vont avoir à coeur de se rattraper. Ce ne sera pas du tout le même Saint-Raphaël. Il va falloir être très rigoureux car c’est une équipe qui nous pose problème depuis pas mal de temps déjà. 

Avez-vous un oeil sur une éventuelle finale face à Paris ?
Ah non. Si tu as un oeil sur le dimanche, tu peux rater ton samedi. Surtout quand tu joues Saint-Raphaël. On va déjà travailler sur le match de samedi, et si il y a victoire et qu’on rejoue le PSG, là ça sera un souci en plus. (sourire) 

Be. C. 

COUPEDELALIGUE