Une première période sous tension, marquée par deux cartons rouges
La rencontre débute de manière totalement inattendue avec un carton rouge brandi après seulement 30 secondes à l’encontre du numéro 10 cessonais, Szeitl. Le Fenix profite de cette entame chaotique, porté par la vivacité de Nemanja Ilic, qui permet aux visiteurs de prendre rapidement les devants (2-4). Côté cessonais, la réaction ne tarde pas : les Bretons provoquent deux jets de 7 mètres dans les 10 premières minutes, tous deux transformés par Xavier Labigang, fraîchement prolongé jusqu’en 2027.
Dans une Glaz Arena bien garnie, Cesson s’accroche et monte en intensité. Sérieux et appliqués, les hommes de Sébastien Leriche restent au contact malgré un léger retard au score. À la 17e minute, les deux équipes sont dos à dos (10-10). Mate Sunjic se distingue ensuite dans les cages avant que Hanusz, ne donne l’avantage aux locaux (11-10, 20’). Le scénario se durcit encore lorsque la VAR est de nouveau sollicitée : cette fois, c’est le pivot toulousain JUNG qui est exclu définitivement pour un geste involontaire au visage. Le bras de fer se poursuit jusqu’à la pause (17-17), avant un dernier temps mort cessonais à 1’30 de la mi-temps. Un jet de 7 mètres, une nouvelle fois transformé par Labigang (6/6 - 100% en première periode), permet à Cesson de rentrer aux vestiaires avec un court avantage (18-17), au terme d’une première période intense et très engagée.
Cesson accélère après la pause et fait exploser Toulouse
Au retour des vestiaires, Cesson affiche un tout autre visage et impose d’entrée un 5-2 à des Toulousains en difficulté. Plus agressifs, plus tranchants, les Bretons prennent rapidement le large et comptent quatre buts d’avance après 38 minutes de jeu (23-19). Deux minutes plus tard, Jean-Emmanuel Kouassi entre pleinement en scène : aidé dans un premier temps par ses montants, le portier cessonais enchaîne un double arrêt qui fait chavirer la Glaz Arena. En dix minutes, Cesson n’encaisse que deux buts, symbole d’une défense totalement verrouillée.
Porté par cette solidité, le jeu de transition fait mal à Toulouse. Xavier Labigang, déjà très en vue, intercepte un ballon et conclut dans le but vide pour porter l’écart à 27-21 (46’), obligeant le Fenix à poser un temps mort. À dix minutes du terme, l’écart reste stable (+6), malgré une défense toulousaine plus étagée et quelques ajustements tactiques tentés sans réelle réussite (55’ : 30-25). La rencontre se termine comme elle avait commencé, dans la tension, avec un carton rouge infligé à Nyembo côté toulousain à 40 secondes de la fin. Cesson s’impose finalement 34-26, un succès net et maîtrisé, idéal pour lancer son année 2026 à domicile.
BERTHELOT Pierre