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A la découverte de... Jordan Bonilauri

18 oct.
À la découverte de...
Avec 18 buts inscrits lors de quatre premières journée de Lidl Starligue, Jordan Bonilauri a fait un début de saison remarqué sous les couleurs du Fenix. En fin de contrat en juin prochain, le pivot de 2,13m espère se faire une place au soleil.

"J’ai eu plus de temps de jeu en quatre matches que sur les quatre dernières années." A l’heure de commenter son début de saison, Jordan Bonilauri n’y va pas par quatre chemins. Oui, il est satisfait. A 24 ans, le pivot du Fenix réalise en effet un début d’exercice réussi, avec 18 buts inscrits, son meilleur total sur une saison, lui qui sort de deux saisons passées sur le banc, suite à la signature de son premier contrat pro, en 2014. Une satisfaction pour cet enfant du club, repéré au collège par son prof de sport.

Il faut dire qu’à l’époque, le jeune Jordan, 14 ans, domine « légèrement » la mêlée du haut de ses 1,99m. "J’avais touché à un peu tous les sports, et mon entraîneur de handball à l'UNSS avait le numéro de Claude Onesta à l’époque. C’est comme ça que tout a commencé, glisse celui n’a pas persévéré dans un autre sport, où sa taille aurait pu faire des ravages. Je n’ai fait que trois ans de basket. En fait c’était un peu un caprice d’ado. J’en avais marre qu’on me demande tout le temps si je faisais du basket. Ca m’a soulé alors j’ai arrêté."

Les croisés pour sa dernière année de formation...

Le voilà catapulté au Pôle Espoirs de Toulouse où sa grande carcasse détonne. "J’étais arrière gauche mais au bout de deux mois, on m’a vite mis au poste de pivot. J’étais trop lent, trop pataud dans ma motricité, se souvient-il. La première année a vraiment été compliquée. Je n’avais jamais fait de hand en club de ma vie et là j’étais avec des gens qui en faisait depuis plusieurs années. J’ai aussi eu quelques blessures car je n’étais pas habitué à ce rythme d’entraînement. Mais heureusement, j’étais bien entouré, j’étais à Toulouse, il y avait ma famille."

S’il fait quelques apparitions ici et là à partir de 2009 sous les couleurs toulousaines, la progression de Jordan Bonilauri est ralentie par les blessures, avec une luxation de l’épaule gauche lors de sa première année au centre de formation, puis une rupture des ligaments croisés lors de sa dernière année. Forcément un handicap lorsque l’on rêve d’un contrat pro. "Mais on a passé un accord. Je devais m’appliquer sur la récupération, et faire une grosse préparation derrière. J’ai du coup pu signer pour trois années", souffle le jeune homme, qui connaît également quelques sélections sous les couleurs des équipes de France, chez les jeunes. 

Et maintenant il faut confirmer

Mais là encore, rien ne fut facile pour le pivot, qui culmine désormais à 2,13m. "Au début je ne jouais pas, mais je le comprenais car je revenais de blessure et je n’étais pas au niveau. Après c’est vrai que j’ai dû ronger mon frein, reconnaît-il, pointant finalement cet été comme un moment clé pour lui. J’ai entamé un régime dès le mois de mars, et j’ai perdu 13 kilos depuis (il pèse 113 kilos). Ensuite j’ai passé mon été chez le kiné pour soigner une pubalgie avec laquelle j’avais terminé la saison. Et puis j’ai fait beaucoup de musculation."

Miha Zvizej parti à Montpellier, le Toulousain sait qu’il a une carte à jouer, en prenant en compte l’arrivée du Suédois Fredric Petterson. "Les cartes étaient rebattues donc je savais que j’aurais ma chance, souffle celui qui se doit désormais de trouver de la constance dans les performances, pour espérer un nouveau contrat en fin de saison. Je dois encore progresser physiquement, sur ma stabilité, et également sur ma défense. Maintenant il faut que je montre tout ce que je sais faire pour montrer que je ne suis pas qu’un pivot remplaçant. A moi de tout donner, pour donner envie au Fenix de me prolonger..."

Benoît Conta

Crédit photos : Marie Campion / FENIX

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