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Tour de France - Pour Ivry, le maintien avant tout

21 août
Tour de France
Ivry entame sa sixième saison de suite dans l'élite. Après avoir accroché son maintien assez confortablement ces dernières saisons, le club francilien aimerait faire la même chose cette fois encore. Et peut-être encore un peu plus...

A Ivry, toutes les saisons, c’est un peu la même histoire. De belles victoires face aux gros, des défaites face aux petits qui font, qu’au final, les rouge et noir finissent dans le ventre mou du classement. Et ce après avoir, plus ou moins facilement, assuré le maintien. Encore la saison passée, Montpellier, Saint-Raphaël et Toulouse sont rentrés bredouilles de Delaune, tandis que les Ivryens ont même été prendre les points dans le Var…”Mais il y a ces défaites contre des équipes censées être à notre portée qui nous font du mal. Créteil, Chartres, Istres, je pense qu’on pouvait faire un peu mieux sur certaines de ces rencontres” regrette le portier croate Mate Sunjic. “Pour moi, notre saison passée se divise en trois parties. Deux excellentes, jusqu’à la trêve internationale puis à la reprise début 2020, et une moins bonne, novembre et décembre. Je pense que notre début d’année 2020 doit être la base de la saison prochaine. Prendre des points à la maison, se montrer intraitables sur l’état d’esprit, ne rien lâcher dans le combat, voilà ce qui doit nous animer.”

Le départ des frères Bataille, un vide à combler

Si l’US Ivry n’a enregistré que trois arrivées cet été, les départs vont laisser un grand vide. Pour la première fois depuis une décennie, il n’y avait aucun des frères Bataille à la reprise fin juillet. Matthieu, l’ainé, a pris la direction de Nantes tandis que Benjamin portera les couleurs de Montpellier à la reprise. Ce n’est peut-être pas la fin d’une époque dans le Val de Marne, mais de tels départs ne passent pas inaperçus. “Matthieu et Ben’ faisaient partie des murs à Delaune, c’est un peu bizarre de ne plus les voir. Mais c’est la vie d’un club, je pense l’effectif capable de s’adapter. Pour ma part, je ne raisonne pas en individus mais en collectif, et je suis persuadé que de nouveaux leaders vont être capables d’occuper leur place” continue Sunjic, qui devrait hériter du brassard de capitaine, trois ans après son arrivée.

Nico Ronnberg, Robin Dourte et Ruben Rio, trois jeunes joueurs, ont posé leurs valises, faisant diminuer la moyenne d’âge et apportant un brin de fraicheur dans les travées de Delaune. “Ils sont plein de fougue et d’enthousiasme. Il ne faut pas oublier qu’Ivry a toujours été un club qui donne sa chance aux jeunes et que certains, comme Leo Martinez ou Walid Badi, jouent en Lidl Starligue depuis quelques années. Ce ne sont plus des enfants !” rigole encore le nouveau capitaine.

"L'US Ivry, pour la ville, c'est quelque chose !"

Qui ne demande qu’une chose de cette saison : qu’elle démarre. Car le confinement a été long. Et à la reprise, tout le monde avait le sourire de retrouver les copains. “Pour nous, sportifs de haut niveau, c’était un nouveau challenge. Je pense que, psychologiquement, on a l’habitude de vivre des choses dures et, à Ivry, tout le monde a bien géré. Les mecs sont revenus sacrément affutés” continue celui qui, du haut de ses 33 ans, est maintenant le doyen de l’effectif. Et qui aimerait bien qu’Ivry fasse enfin preuve d’un peu de régularité. “Le plus important, ça sera de se maintenir. Car c’est important pour le club de continuer à rester en première division, mais aussi de montrer un bon état d’esprit, de gagner à la maison. L’US Ivry, dans la ville, c’est quelque chose ! Quand on gagne, les gens de la ville ont le sourire, ils nous encouragent” sourit Mate, avant de se prendre à rêver un peu, dans un éclat de rire…”Si on continue à battre les gros et qu’on gagne contre les équipes à notre portée, on peut peut-être viser le top 5, t’en penses quoi ?”

Kevin Domas, photos : Stéphane Pillaud, Lionel Hitier