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Tour de France - Nîmes y prend goût

09 sept.
Tour de France
Sur le podium de la Lidl Starligue pour la première fois depuis près de 25 ans, Nîmes prend goût aux cimes du classement. Et la troupe de Franck Maurice compte bien continuer à surfer sur cette vague pour la saison à venir.

Où s’arrêtera l’Usam ? Un an après avoir validé son retour en Coupe d’Europe, Nîmes fait son retour sur le podium de la Lidl Starligue, plus de 25 ans après sa deuxième place acquise lors de la saison 1993/1994. "Si la photographie n’est pas complète, puisque nous n’avons joué que 18 matches, je pense qu’elle est plutôt juste. On était notamment les seuls dans le Top 5 à avoir déjà joué deux fois contre Paris, note Franck Maurice, forcément satisfait par un exercice durant lequel son équipe a semblé maîtriser sa montée en puissance. Je pense que l’on peut parler d’une saison exceptionnelle. Je ne dirais pas inespérée, car on travaille pour ça, mais on atteint un niveau d’engagement, de production ou d’image au-dessus de ce que l’on pouvait espérer. On peut être fiers de ce que l’on a fait."

Un parcours réussi sur le front hexagonal, mené en parallèle d’un retour réussi, mais écourté, sur la scène européenne. "L’Europe, c’était une découverte pour beaucoup de gars du groupe, et le premier match européen de la saison, lors du 3e tour, a été un moment extraordinaire au Parnasse. Surtout qu’il a été couronné par une qualification pour la phase de groupes, explique le coach gardois. On aurait bien aimé aller au bout car si on avait mal démarré notre groupe, la dynamique semblait bonne, et j’avais déjà hâte d’être à la réception de Rhein-Neckar. Maintenant, même si ça s’est arrêté, on a emmagasiné de l’expérience, du plaisir, et surtout beaucoup d’énergie positive."

Vivre sans Elohim Prandi...

De quoi aborder cette saison 2020/2021 avec l’ambition de faire durer le plaisir. "Nous devons avoir un objectif récurent, c’est celui d’être européen en fin de saison. Quand on y a goûté, quand on s’appelle l’Usam, on se doit d’y revenir chaque année. Donc, être dans les cinq, c’est un indispensable, prévient le technicien nîmois. Après, on essaiera de grappiller une ou deux places. Mais on sait que c’est difficile. On reste dans une zone budgétaire sous Paris, Montpellier, Nantes ou Aix. Et on sait que c’est compliqué d’être tout le temps en haut de tableau. Mais c’est notre ambition, et on se donne les moyens, notamment humains, pour y arriver."

Du côté des hommes justement, l’Usam a perdu durant l’été son arme fatale, en la personne d’Elohim Prandi, parti rejoindre les rangs du PSG. S’il faudra sans doute faire sans les coups francs directs et la puissance de son bulldozer, Franck Maurice a d’autres atouts dans sa besace. "On a recruté deux joueurs, Quentin Minel et Vid Kavticnik, qui sont des joueurs complets, avec de l’expérience et un état d’esprit revanchard. Quentin va nous apporter toute son énergie, sa grinta, tandis que Vid saura nous amener toute sa science du jeu, conclut-il. Je pense qu’au final, nous avons un effectif plus complet que la saison passée. On aura plus de réponses collectives à apporter à nos problèmes." Voilà qui promet...

Benoît Conta