4e journée de D1, les matchs de mercredi

04 oct.
Divers

6 rencontres avaient lieu ce mercredi soir pour le compte de la 4e journée de D1. 2 clubs ont réussi à s’imposer hors de leurs bases : Sélestat et Dunkerque respectivement face à Créteil et Cesson-Rennes.

 

Toulouse 34-29 Montpellier (19-15)

Venu en Haute-Garonne avec ses cadres disponibles et une équipe rajeunie par son centre de formation, Montpellier ambitionnait de tenir le coup, voire de gagner face à Toulouse. Mais pas encore rôdés avec de nouveaux équilibres à trouver, les champions de France emmenés par les vaillants William Accambray (10 buts) et Mathieu Grébille (8 buts) ont tout de même subi face à l’équipe d’un Jérôme Fernandez en pleine forme (8 buts) et d'un Daouda Karaboué impérial (16 arrêts). Malgré tout, les visiteurs ont tout tenté pour exister dans cette partie et n’ont pas démérité. Toulouse s’offre une belle opération au classement.

 

Ivry 30–28 Aix (15-14)

Dans ce match pas évident à gérer à domicile pour Ivry en raison de nombreuses absences, notamment sur les postes défensifs (Dominikovic, Bataille, Staigre et toujours Ruiz), Aix avait une réelle carte à jouer pour obtenir sa première victoire en D1. Et les hommes de Jérémy Roussel l’ont jouée. Dans le tempo (5-5 à la 9’ puis 10-10 à la 20’ et 15-14 à la 30’), les promus posaient de réelles difficultés à leurs hôtes qui gâchaient un peu trop (4 contre-attaques ratés en 1ère mi-temps) pour être tranquilles. Du coup ils restaient à portée et dans le second acte, les visiteurs y croyaient toujours et ne lâchaient rien à l’image d’un Kosta Savic (7 buts) en pleine réussite. Mais les Rouge et Noir, au métier, tenaient bon. Et trouvaient même l’occasion de vraiment espérer un succès (24-21 à la 46’). Mais sans jamais réussir à tuer le match (26-24 à la 51’ puis 28-28 à la 54’). Et il leur fallait vraiment attendre le buzzer pour pouvoir savourer. Aix doit continuer comme ça, la première victoire n’est pas loin.

 

Chambéry 27-22 Billère (11-9)

Décomplexés face aux vice-champions de France, et de surcroît en les jouant à l’extérieur, les promus aquitains ont longtemps inquiété leurs adversaires du soir. Et notamment en première période, où Chambéry aura eu un peu de mal à démarrer vraiment. Gênés par les coups de butoirs des Pierre Le Meur (5 buts), Marcel Tchinda (4 buts) et Williams Manebard (4 buts), les coéquipers d’Edin Basic (8 buts) faisaient le dos rond. D’autant que le portier adverse, Khaled Goumal (15 arrêts) était plutôt chaud. Et c’est progressivement que les hommes de Mario Cavalli ont ensuite construit leur succès. D’abord en plantant quelques banderilles (17-13 à la 41’) avant de se faire reprendre (21-21 à la 53’) puis de mettre les barbelés pour finir le travail en passant un 6-1 dans les 7 dernières minutes. Costaud et bien géré malgré un petit frisson pour des Jaune et Noir qui prennent provisoirement la tête du championnat.

 

Créteil 25-28 Sélestat (14-18)

Première victoire de la saison pour Sélestat et quelle victoire sur le parquet de Créteil au terme d’un match qu’il n’aura pas été simple de gagner pour les Violets. Car vraiment très vite dans le coup, les hommes de Jean-Luc Le Gall profitaient de Val-de-Marnais un peu apathiques pour prendre les commandes du match (3-5 à la 8’ puis 5-11 à la 19’ et 11-17 à la 28’). Et si les locaux réduisaient l’addition avant la pause (14-18), c’était par une belle conjonction d’efforts au moment où les Alsaciens bafouillaient un peu leur jeu. Et ce regain de forme durait, notamment après la mi-temps durant laquelle on peut supposer que les consignes passées eurent leur effet du côté des Ciel et Blanc. Si bien que Créteil revenait (18-19 à la 42’) notamment grâce à une meilleure défense devant Dragan Jerkovic (13 arrêts). Mais Jordan François-Marie (7 buts) et les siens en avaient encore sous le pied et réaccéléraient pour emporter cette rencontre avec autorité (23-27 à la 58’). Un bon coup.

 

Nantes 23-22 Tremblay (11-10)

On l’annonçait, c’est arrivé. Cette rencontre entre Nantes et Tremblay allait être des plus serrées. Et bien les deux formations n’ont pas fait mentir les observateurs puisqu’elles ont produit le match le moins débridé de la soirée. Pourtant, on a rapidement cru que Tremblay allait mener la danse et enfiler les buts toute la soirée (2-5 à la 10’). Impression de courte durée puisque Rivera (7 buts) and co allaient tranquillement se mettre en route et contrer les velléités adverses au point de doubler sur le fil les Franciliens avant la pause. Grosses défenses, engagement parfois à la limite, les équipes ne se lâchaient pas d’un pouce (14-14 à la 38’) même si à un moment Tremblay semblait prendre le dessus (14-17 à la 44’)… mais dans un sprint haletant, c’est finalement Nantes qui allait s’imposer au grand désarroi de Stéphane Imbratta et ses hommes qui ne ramenaient rien de ce long déplacement, sauf un grand blessé (Romain Guillard) qui risque de faire défaut dans les semaines à venir. A Nantes, la victoire a aussi un prix avec la déchirure contractée par le capitaine Alberto Entrerrios.

 

Cesson-Rennes 27-28 Dunkerque (11-15)

Voilà une ligne statistique qui ne bougera pas. Celle de l’invincibilité en championnat de Dunkerque sur les terres de Cesson-Rennes. Pour la 4e saison de suite et depuis l’arrivée des Bretons dans l’élite, les Nordistes se sont imposés dans la salle des Rose et Bleu. Mais cette fois, il aura fallu sortir les forceps pour obtenir les 2 points de la victoire. Car si les locaux étaient distancés à la pause (11-15 à la 30’) comme tout au long de la première période (1-6 à la 10’ puis 6-11 à la 19’), ils ne lâchaient pas pour autant des visiteurs brillamment guidés par Julien Emonet (8 buts, en photo) et un Vincent Gérard toujours percutant (18 arrêts). Si bien qu’un improbable retour se produisait (22-23 à la 52’). Mais les hommes de Patrick Cazal ne paniquaient pas et géraient à merveille leur petite avance, profitant de la fatigue concédée pour revenir par leurs adversaires. Dans le money-time, Pierre Soudry tuait tout suspense (25-28 à la 60’). Dunkerque flirte avec les cîmes.