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Dunkerque, pur champion !

30 août
Divers
Dauphin de Paris lors de la saison 2012-2013, et en constant progrès lors des 5 dernières saisons, Dunkerque, après s’être offert une Coupe de France, une Coupe de la Ligue et un Trophée des Champions a acquis le titre de champion de France. Un tableau rare dans le handball français et plus que mérité.

Engagés sur tous les fronts, et les plus prestigieux, lors de la saison 2013-2014, puisqu’ils disputaient pour la première fois de leur histoire la Ligue des Champions en parallèle du parcours national habituel, les Dunkerquois partaient clairement dans l’inconnu. Et démarraient piano la saison officielle en se faisant battre par Chambéry en finale du Trophée des Champions. Voyant leurs failles, notamment sur quelques points de défense, ils mettaient alors les bouchées doubles pour être au point en championnat quelques jours plus tard. Ce qui fut le cas avec 3 victoires de rang d’entrée (Tremblay, Toulouse et Sélestat). L’USDK se plaçant idéalement sur la première marche du classement. Avant qu’un premier petit accroc ne survienne contre Saint-Raphaël (23-25 lors de la 4e journée). Piqués au vif et sentant que leurs adversaires directs n’étaient pas forcément au mieux, les hommes de Patrick Cazal, s’ils peinaient en Ligue des Champions, savaient tenir le coup en championnat et enchaînaient de nouveaux succès. Nantes, Ivry, Nîmes, Cesson-Rennes en faisaient les frais, tandis que face au MAHB c’était un nul qui séparait les deux équipes lors de la 9e journée de D1. Avec la meilleure défense de l’élite (602 buts encaissés), l’USDK pouvait voyager tranquillement, même si son attaque n’était pas la plus prolifique, loin de là (675 buts inscrits, 11e de D1). A l’affût, les coéquipiers de Vincent Gérard (299 arrêts, 2e meilleur gardien de D1) s’offraient la 1ère place lors de la 12e journée après avoir battu Paris dans un match épique au cours du 10e acte, puis Aix et Dijon. Un peu sur les rotules, les Ch’tis craquaient avant la trêve sur les terres d’un Chambéry (21-17) en souffrance après 4 revers de rang en championnat. Fou. Certains se disaient alors que l’outsider n’aurait peut-être pas les tripes pour aller jusqu’au bout.

Et bien loin de là. Se servant de leurs défaites en Ligue des Champions -desquelles ils ont beaucoup appris-, mais aussi de leur belle victoire face à Kielce, les Dunkerquois attaquaient avec ambition la phase retour. Certes, ils se faisaient sortir du Final Four de la Coupe de la Ligue par Montpellier en demi-finale (24-26) mais cela ne serait, rétrospectivement, pas si grave que cela car, tendus vers l’objectif ultime, les partenaires de Baptiste Butto (133 buts) allaient reprendre les clefs du camion pour ne jamais plus les lâcher. Une victoire sur Sélestat et une sur Ivry propulsaient l’USDK en première position. Ce n’est seulement qu’à la 19e journée que Dunkerque perdait de nouveau, cette fois face à Nantes, d’une courte tête (24-25). Pour autant, Paris et Montpellier restaient derrière puisque les équipes de Philippe Gardent et Patrice Canayer avaient aussi connu quelques anicroches. En patrons, les protégés du président Vandaele allaient d’ailleurs mettre tout le monde d’accord en dominant Paris, sur son parquet lors de la 20e journée (25-27) puis Montpellier deux journées plus tard (25-26). Sacré avant l’heure, Dunkerque lâchait du lest seulement face Chambéry lors de la 25e journée (26-32) et pouvait s’offrir une très belle fête. Méritée tant l’implication et la détermination de ce groupe auront été sans faille.

 

Bilan du championnat :

1ère place au classement, 40 points

21 victoires, 1 nul, 4 défaites

Buts marqués : 675 (11e)

Buts encaissés : 602 (1er)

Meilleur buteur : Baptiste Butto (133 buts)

LNH