LNH

Les 7 de ma carrière - Romain Guillard (Cherbourg)

LNH - Publié le 10 avril 2020 à 15h40
LNH
A 34 ans, Romain Guillard en est à son cinquième club professionnel. A Cherbourg depuis 2017, le demi-centre double champion de France en profite pour nous donner les noms des joueurs ayant marqué sa carrière.

Mon sept de légendes

Gardien de but : Arpad Sterbik : "Complètement fantasque, j'adore. Il ne paye pas de mine, il est complètement différent de ses collègues, mais il est tellement efficace...Le genre de gardiens qui va te sortir le match qu'il faut au moment où il le faut."

Ailier gauche : Stefan Kretzschmar : "Un joueur génialissime qui m'a fait rêver aux prémices de ma carrière. S'il y avait un mot pour le résumer, ce serait : dingue. Techniquement imprévisible, une boule de talent, mais complètement déjanté, avec ses coupes de cheveux et ses piercings. J'adore !"

Arrière gauche : Filip Jicha : "J'ai eu la chance de jouer contre lui en 2008 avec Ivry, c'était un monstre. Kiel avait à l'époque, une équipe de fous furieux avec lui, Karabatic et Andersson. Je me souviens qu'on en avait pris 14. Mais Jicha, c'était la classe alliée à la puissance, certainement le meilleur joueur du monde à ce moment là."

Demi-centre : Talant Dujshebaev : "C'était un génie du handball, pur et dur, même si je ne me suis pas construit à son image. Tu voyais jouer Talant, c'était juste...beau. J'ai du faire un choix parce que le poste, entre lui, Jackson Richardson et Ivano Balic, y'avait du monde...(rires)"

Arrière droit : Olafur Stefansson : "Un gaucher qui défend, ce qui est pas commun. C'était simple, c'était efficace, ça passait pas à travers. La sobriété incarnée."

Ailier droit : Luc Abalo : "J'aurais pu le mettre dans les trois catégories. On a vécu plein de choses ensemble, et c'est vraiment un joueur exceptionnel. Et en plus, humainement, c'est quelqu'un de bien. J'ai la chance de pouvoir le compter dans mon cercle d'amis, on est resté proche même quand on est parti d'Ivry."

Pivot : Bertrand Gille : "Là aussi j'ai hésité avec MArcus Ahlm, mais il fallait quand même mettre quelques Français (rires) ! Un joueur qui m'a fait rêver à Bercy quand j'étais gamin...Je me souviens d'un épisode à Ivry, quand j'étais encore au centre de formation. Lui était blessé pendant un rassemblement avec les bleus et était venu faire de la muscu à Delaune avec nous. Autant dire qu'on va vite compris qu'on était pas dans le même monde (rires) ! Physiquement, c'était un monstre."

Mon sept de coéquipiers

Gardien de but : William Annotel : "On a joué ensemble à Dunkerque et il était le numéro un sur ma liste. William, c'était le sacrifice pour l'équipe, j'ai rarement vu un joueur en donner autant pour le bien commun. A Dunkerque, il était dans une situation pas simple, numéro 2 derrière Vincent Gérard, et jamais il n'a essayé de se faire passer devant. Chapeau !"

Ailier gauche : Damir Smajilagic : "Un mec complètement déglingué du cerveau, mais génial à tous points de vue. J'ai jamais vu un joueur aussi doué techniquement que lui. Fan de culture et d'histoire, il en connait bien plus que la grande majorité des joueurs de handball. Je crois qu'il est prof d'histoire maintenant, d'ailleurs. C'est une facette de lui qu'on ne connait pas bien, on a surtout retenu son côté zinzin sur le terrain (rires) ! J'ai adoré le cotoyer."

Arrière gauche : Fabrice Guilbert : "J'ai eu la chance de jouer avec ce grand joueur. Il avait de vraies valeurs, celles de la banlieue parisienne. A Ivry, il faisait la pluie et le beau temps sur le terrain, il savait tout faire."

Demi-centre : Bastien Lamon : "Ce n'était peut-être pas le plus talentueux, mais il avait une telle abnégation qu'il faisait plus que compenser. J'ai rarement vu une telle hargne sur un terrain, une telle énergie. Jouer à côté d'un mec comme ça, ça te rend meilleur."

Arrière droit : Pierre Soudry : "Un vrai gentil, au sens propre du terme. L'année du titre avec Dunkerque, il est seul sur le poste et nous sort une saison de folie, on l'a oublié mais on lui doit pas mal."

Ailier droit :  Luc Abalo : "Sans vouloir faire offense à personne, ça aurait été dur de lui faire de la concurrence. Un tel joueur, un tel artiste, ça marque une carrière."

Pivot : Mohamed Mokrani : "On a joué ensemble deux fois, à Ivry et à Dunkerque. C'est un vrai monsieur, droit, qui n'a jamais triché. A Dunkerque, entre lui, Bastien Lamon, William Annotel, on avait des mecs avec qui on pouvait aller à la guerre. Ca ne lachait rien, ça se serrait les coudes. Momo, c'est lui aussi un vrai gentil, mais qui se transformait sur le terrain."

Mon sept de potes

Gardien de but : Rémy Gervelas : "Un gardien de but un peu fou, qui ne rentre pas du tout dans les codes, mais avant tout un ami. C'est un vrai joueur, capable de te tendre des pièges et sa capacité à te sortir des trucs pas possibles te faisait perdre la boule des fois."

Ailier gauche : Yvan Gérard : "A Aix, heureusement qu'il aura été là car la période n'a pas été simple. On se connaissait un peu par l'intermédiaire de Vincent, avec qui j'avais joué à Dunkerque, mais on a formé des liens solides après. Bon, chez les Gérard, le mauvais caractère, c'est de famille, ça ronchonne toujours un peu, c'est jamais content, mais ils sont super sympas quand même (rires) !"

Arrière gauche : Frédéric Beauregard : "Mon collègue de défense à Cherbourg depuis le début de la saison. Avant de devenir cette montagne défensive, à Sélestat c'était un monstre de puissance. Même s'il est devenu nul maintenant (rires) ! Je peux le dire parce qu'on se connait et que c'est devenu un super pote."

Demi-centre : Guillaume Crépain : "Mon frère de formation à Ivry, on s'est suivi par la suite à Tremblay, à un an d'intervalle. On était complémentaire, on jouait sur le même poste et on a créé des affinités. Du coup, c'est devenu un ami."

Arrière droit : Damien Waeghe : "Un autre ami de l'époque tremblaysienne. Je crois qu'il est dirigeant au club de Bagnols sur Ceze maintenant, il est resté dans le sud. On s'est très vite rapproché quand je suis arrivé à Tremblay."

Ailier droit : Olivier Marroux : "A Ivry, c'était un serial-buteur, une vraie machine. Il n'était pas le plus physique, mais tu lui lâchais le ballon, tu savais qu'il allait la mettre dedans. Dans la vie, on se ressemblait pas mal, c'est ce qui fait qu'on a vite accroché."

Pivot : Rémy Salou : "Il fallait en mettre un pour aller boire des bières (rires) ! Il a été ma révélation à Tremblay, je ne le connaissais pas du tout avant, et il m'a sauvé ma dernière année, qui avait été bien compliquée..."

 

 

Kevin Domas