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Tour de France - Paris, la passe de sept ?

17 sept.
Tour de France
Après avoir glané son sixième titre de rang, Paris partira une nouvelle fois favori à sa propre succession. Charge à Raul Gonzalez d’intégrer ses nouvelles recrues.

On a connu exercice plus difficile que de tirer le bilan de la saison 2019/2020 de Paris. Sacré champion de France pour la sixième fois de suite, un record, le PSG était en effet invaincu sur les terres hexagonales lorsque la saison a prématurément pris fin, à quelques heures du Final4 de la Coupe de la Ligue. "En terme de résultats purs, difficile de faire la fine bouche, reconnaît Bruno Martini. On a su rester invaincus sur les compétitions nationales de la fin août à la mi-mars, avec uniquement des victoires et un match nul. Et lorsque la saison s’est arrêtée, on était je pense sur une bonne dynamique avant de jouer ce Final4 de Coupe de la Ligue et les huitièmes de finale de la Ligue des champions."

Une compétition dans laquelle les Parisiens sont toujours engagés, puisque le Final4 de Cologne se jouera bien à la fin du mois de décembre, en compagnie de Barcelone, Veszprem et Kiel. "Ce sera dans des conditions très particulières, avec ce qui se fait de mieux en Europe. Mais j’avoue que c’est encore loin et qu'il est difficile de se projeter. Ce que je sais, c’est qu’on s’adaptera au mieux, glisse le manager général parisien, qui trouve tout de même un petit bémol dans son bilan. Je dirais qu’affectivement il a été difficile de voir partir des joueurs comme Luc Abalo, Sander Sagosen, Rodrigo Corrales ou Edouard Kempf, sans leur offrir les adieux qu’ils méritent. On l’a fait entre nous, mais ces gars-là méritaient plus."

L'attraction Dainis Kristopans

Une vague de départs que le club a compensée avec un recrutement très orienté sur des joueurs habitués aux joutes de la Lidl Starligue, à l’image de Ferran Solé, Elohim Prandi, Mathieu Grebille et Yann Genty. "Ce n’était pas forcément une volonté, c’était plutôt circonstanciel. Mais ça reste des joueurs internationaux, et on reste dans la lignée de ce qu’on faisait jusque-là. On a pris des joueurs d’expérience, avec un fort potentiel, décrypte l’ancien gardien de but, avant de se pencher sur le profil plus atypique de Dainis Kristopans, le nouvel arrière droit taille XXL (2,15m) du collectif parisien. Il sera forcément une attraction par sa taille, mais surtout parce que c’est un très grand joueur de handball. Dainis arrive à combiner un physique hors-norme avec une très grande motricité, et une grosse capacité à jouer tant pour lui, que pour les autres."

Une nouvel effectif que Raul Gonzalez, le coach francilien, se charge désormais de mettre en musique. "La volonté de Raul a toujours été d’avoir un maximum de joueurs polyvalents, afin d’avoir une équipe protéiforme, qui lui permet de proposer des choses différentes, selon l’adversaire, le moment de la saison ou les états de forme. On a vraiment une équipe avec des joueurs qui peuvent jouer à plusieurs postes, et c’est très riche. Reste maintenant à ce que chacun s’intègre au mieux, car ça fait bien longtemps que le club n’avait pas accueilli autant de recrues, conclut Martini, avant de fixer le cap à ses troupes. On veut gagner le championnat pour la septième fois de suite. La Coupe de France, on verra car le format est spécial cette saison. Pour la Ligue des champions, on verra aussi , car il faudra traverser une phase de groupe à 14 matches, puis des huitièmes et quarts qui réservent toujours leur lot de surprises, sans même parler du Final4 et ses deux matches à très haute intensité sur deux jours. On essayera en tout cas de continuer à faire honneur à notre maillot."

Benoît Conta