Privé de son maître à jouer espagnol Ian Tarrafeta, le "H" a longtemps buté sur le mur provençal. Menés durant la quasi-totalité de la rencontre malgré un score de parité à la pause (16-16), les hommes de Grégory Cojean ont frôlé la correctionnelle en comptant trois buts de retard à seulement six minutes du terme (26-23, 54e). Entre un Jože Baznik écœurant dans les cages aixoises (13 arrêts) et la sortie sur blessure de Thibaud Briet (pommette), tous les voyants étaient au rouge pour le dauphin du PSG.
Le salut nantais est finalement venu d'un coup tactique dans le money-time. En passant sur une défense étagée, Nantes a totalement fait dérailler la machine aixoise. Jusque-là sereins, les Provençaux ont multiplié les erreurs fatales avec deux pertes de balle en une minute. Dans un final irrespirable, le PAUC a tenté le tout pour le tout en sortant son gardien, mais le tir sur la barre d'Aymeric Zaepfel a offert une ultime munition à Kauldi Odriozola. L'Espagnol n'a pas tremblé pour crucifier Aix et offrir une victoire inespérée au "H".
Pendant ce temps-là en Bretagne, c'est le choc. Invaincus chez eux depuis décembre, les Irréductibles ont sombré dans le money-time. Alors qu'ils menaient tranquillement de quatre longueurs (29-25), les Cessonnais ont totalement déraillé. Entre exclusions et échecs face à Rubens Pierre, Cesson a laissé Tremblay signer un retour improbable pour s'imposer d'un souffle (31-32).
BERTHELOT Pierre





















