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Tour de France - Besançon s'est reconstruit

05 août
Tour de France
Besançon n’aura effectué qu’un aller retour rapide avec la Nationale 1. Un an après sa descente, le club bisontin fait son retour en Proligue. Et il a bien changé.

"Un pari." Le mot est signé Dragan Zovko, à l’heure de décrire la mission qui lui a été confiée un an plus tôt, du côté de Besançon. Après huit années en Proligue, le GBDH est alors relégué, et une douzaine de joueurs quitte le navire. "Il fallait gérer cette hémorragie, et on a travaillé dans l’urgence, souffle le technicien franco-bosnien. On a misé sur deux, trois joueurs de Proligue comme Adrien Claire ou Mirko Popovic, deux, trois qui avaient connu le niveau N1, puis des jeunes joueurs de N2, voire des -18. On a parié sur leur marge de progression, et sur leur capacité de travail. Au final, on a dû faire 350 entraînements, sans compter la vidéo ou les séances théoriques."

Une boulimie de travail que le technicien a chevillée au corps, et qui permet au collectif bisontin de décrocher sa montée, malgré une fin de saison plus compliquée. "On a fait une belle première partie de championnat, et on a deux, trois défaites que l’on aurait pu éviter en deuxième partie. Mais on n’a pas cherché d’excuses, et je pense qu’on mérite cette montée. On a assumé notre statut VAP, et on a développé un handball rapide, avec une grosse défense", souligne l’intarissable coach. 

"Le maintien ? C'est du blabla"

Ce dernier a a notamment pu s’appuyer sur l’explosion d’Abdoulah Mané, en deuxième partie de saison. "Il a mis un peu de temps à rentrer dans le moule du joueur professionnel car il sortait tout juste de chez lui. Mais il a rendu de gros services sur la fin avec pas mal de cartons. Mais il ne serait jamais devenu ce qu’il est en train de devenir sans l’équipe, qui a fait de gros efforts pour lui. Même moi, j’ai mis un peu d’eau dans mon vin, sourit Zovko. Mais c’est un garçon charmant, les gens sont fans. J’espère qu’il continuera sa progression cette saison."

Une progression qui se fera au sein d’un groupe cette fois stable, avec seulement trois recrues: l’arrière de Billère Brice Aillaud, le pivot serbe Djuro Karanovic et le gardien international tchèque Artur Adamik. "On a fait du poste pour poste avec les joueurs que l’on a perdu. Dans ma tête, mon ordre de priorité, c’est en 1, l’humain, en 2, le niveau sportif et en 3, le coût. Pour mon président, c’est l’inverse, glisse, malicieux, l’ancien entraîneur de Créteil. Mais je pense que l’on a trouvé de bons compromis, et que l’on ne s’est pas trompés."

Pour ce qui est des attentes pour la saison, Dragan Zovko n’est pas un grand fan des objectifs chiffrés. "On est dans un processus. La première étape était de retrouver la Proligue, la deuxième sera de se stabiliser. Maintenant je ne veux pas dire que notre objectif est le maintien. Pour moi c’est du blabla. Si on décroche vite 10 victoires, je dis quoi à mes joueurs ? Que la saison est finie ?, s'interroge-t-il pour conclure. On va voir au fur et à mesure ce que l’on peut produire, et je vais notamment insister sur le fait de gagner tous nos matches à domicile. C’est une bonne base je trouve. Le reste, c’est aux joueurs de le fixer…"

Benoît Conta

Crédit photo: Georges Cantarutti 

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