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Antoine Conta, le handball mais pas que...

18 sept.
Entretien
L'ailier droit du Massy Essonne Handball Antoine Conta adore son métier. Mais il est aussi passionné de nombreuses autres choses.

Parler d’Antoine Conta, c’est forcément aller un peu plus loin que “juste” évoquer le prochain match ou les objectifs de la saison qui débute. C’est aussi parler de basket, de préparation physique, de toutes ces choses dans lesquelles l’ailier droit de Massy baigne, et qui l’intéressent tout autant que le 40x20. Et si on cause basket, on se doit de passer quelques minutes pour évoquer avec lui la NBA. Il est tombé dedans à cause de son cousin et n’est jamais vraiment sorti de la marmite depuis. “Je suis un vrai fan, et ce depuis plusieurs années. Au début, j’adorais les Detroit Pistons, avec Chauncey Billups. Après il y a eu le Heat de Miami, avec Dwyane Wade” explique-t-il en fin connaisseur. D’ailleurs, Antoine Conta voue une admiration sans borne à l’arrière du Heat. “Si je n’avais pas fait de hand, j’aurais aimé être le Dwyane Wade blanc” rigole-t-il. Bon, on ne lui cache pas qu’il lui manque quand même quelques centimètres, mais l’idée est là. D’ailleurs il est intarissable sur le sujet : “C’est un joueur sous-évalué, on en a fait beaucoup avec Kobe, mais pour moi, Dwyane Wade était aussi fort. Il est beau à voir jouer, un vrai monsieur.”

La préparation physique, une passion et un avenir

Aussitôt la parenthèse fermée, on en rouvre une autre. Cette fois, c’est la préparation physique dont on parle. Très tôt, avant même de poser ses valises à Massy il y a quatre ans, Conta a commencé à penser à l’après. Une rareté, surtout à son âge. Un début de licence à la faculté de Créteil, une fin à Orsay, un diplome de préparation physique à Evry, les heures entre les entrainements n’ont pas été consacrées qu’à la sieste. “Ce n'est pas simple tous les jours, et encore, j’ai eu la chance de ne pas avoir trop de trajet pour aller en cours. Pendant que les autres se reposent, toi tu révises. Ca oblige à être encore plus vigilant par rapport aux blessures et à la récupération” explique celui qui, désormais, se charge de la préparation physique de l’équipe réserve de Massy. Mais pas que, puisqu’il s’occupe aussi de celle de l’équipe d’escrime d’Antony, parmi les meilleurs clubs français. Le tout, en plus des deux entrainements quotidiens à Massy. De quoi se faire un petit CV à donner aux recruteurs à la fin de sa carrière. “Je sais que j’aimerais travailler dans ce domaine, car il me passionne. Mais pas forcément dans le handball, je ne suis pas fermé. Pour l’instant, je n’ai pas d’objectif, mais le fait d’avoir ses diplômes, ça libère l’esprit” appuie-t-il.

Parlons quand même un peu handball...

Mais, en attendant, il a quand même une saison à gérer avec Massy. L’an passé, le collectif essonnien, pourtant un des plus petits budgets du championnat, a réussi à se hisser jusqu’aux finales de Proligue, un an après avoir côtoyé les étoiles en Lidl Starligue. Et en parlant de collectif, Conta n’est pas mécontent que son binôme à l’aile droite, Valentin Laplace, ait fait son retour en compétition samedi dernier à Billère. “Être tout seul, c’est bien parce que tu joues, mais bon, c’est pas marrant tous les jours. Valoche, il a été impressionnant, il n'a jamais perdu le moral, même quand il a eu des complications de sa blessure. Ca fait vraiment plaisir de le revoir” nous dit l’ancien Cristollien. Avant de nous dire un mot sur la saison à venir, quand même : “Jérémy nous apporte des choses différentes sur le banc, pour l’instant, tout se passe bien. On a gagné à Billère, c’est bien pour la confiance. Mais on sait qu’ici, si on ne bosse pas, on n’arrivera à rien. Alors on va continuer dans ce sens.” Travailler. Dwyane Wade aussi n’avait que ce mot à la bouche…

 

Kevin Domas

 

Crédit photo : Portat / Bontemps

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