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Alexis Lemal, des projets, mais en famille !

26 sept.
Entretien
L'ailier droit de Dijon Alexis Lemal a déjà préparé son après-carrière. Une chose est sûre, ses proches seront à ses côtés.

“Famille”. On vous met au défi de parler plus de trois minutes avec Alexis Lemal sans qu’il n’évoque ses proches. Alors qu’ils sont encore installés dans le Val de Marne, le jeune ailier dijonnais n’hésite pas à faire la route dès qu’il en a l’occasion pour leur faire un petit coucou. Mais ce n’est pas juste une relation forte avec ses parents et ses frères et soeurs qu’il entretient. S’il a commencé le handball, c’est d’abord grace à ses parents. Eux aussi ont tâté de la petite balle pegueuse quand ils étaient plus jeunes et c’est presque logiquement qu’Alexis a fini par se retrouver dans un gymnase. De Marolles en Brie, il finit à Créteil où, avec la nationale 2, il lui arrive même de partager des moments avec les siens. “Je me souviens, avec la réserve, on s’est retrouvé mon père aux cages, mon frère jouait aussi dans les buts et moi sur le terrain. Mon papa m’a toujours encouragé, on peut presque dire qu’il a été mon premier agent. Il était très présent, il faisait tous les aller-retour pour m’emmener à l’entrainement” se souvient le désormais Dijonnais.

"Je continuerai le hand tant que je prendrais du plaisir"

Mais tout père qui a emmené son fils à l’entrainement ne fera pas forcément partie de l’après-carrière de son fils. Pourtant, à 25 ans, Alexis Lemal a déjà fixé sa trajectoire de vie, et ses parents en font partie intégrante. Après avoir passé une licence dans une école de commerce et de communication de Grenoble, il a déjà décidé de ce qu’il ferait, une fois la page handball tournée. “On ouvrira une franchise avec Café Oz, les bars australiens. Et j’ai déjà tout prévu ! Mon père est chef cuisinier, il gère les cartes et toute l’organisation, mon frère est déjà manager dans une autre franchise, ma mère peut gérer la compta et moi je me chargerai de la communication” détaille-t-il. Une sacrée suite dans les idées, donc, pas commune en tout cas chez les joueurs professionnels de son âge. Mais le fait d’avoir continué ses études lui offre un vrai confort au quotidien. “Ca m’enlève un poids, ça rassure de se dire qu’on a déjà les diplômes. Quand on voit lors des réunions AJPH que plus de la moitié des joueurs de hand ont arrêté au bac, je me dis que je suis armé pour la suite” continue-t-il. De là à penser à arrêter bientôt ? “Je continuerai tant que je prends du plaisir, ça a toujours été mon moteur. Je ne m’accrocherai pas jusqu’à 40 ans pour dire que je continue. J’ai envie de continuer, à Dijon ou ailleurs, mais s’il fallait arrêter demain, cela ne serait pas un souci.”

En attendant, il y a quand même une saison à jouer. Et pour le DMH, elle n’a pas bien commencé, avec deux défaites en trois rencontres, dont la semaine passée à Saran, lors de la deuxième journée de Proligue. On est obligé de demander quelle est l’ambiance dans le vestiaire d’une équipe qui a atteint les Finales la saison passée. “Ca a gueulé, forcément. Mais c’est pour faire avancer les choses. Il manque quelque chose depuis le début de la saison, on s’est peut-être dit inconsciemment que les choses allaient venir toutes seules. Ce qui est sûr, c’est qu’on n’a pas mis assez de rigueur dans notre préparation estivale” analyse Lemal, qui a inscrit sept buts lors de la première journée face à Nancy. Le déplacement à Cesson-Rennes revêt déjà un caractère important pour ne pas se laisser décrocher par le peloton de tête. Pas de quoi décourager les Dijonnais. Ni Alexis Lemal, malgré le fait qu’il ait des projets plein la tête. Qu’il fasse la communication d’un bar parisien. Et qu’il ait aussi prévu de se marier l’été prochain. Parce que les projets, c’est bien, en famille, c’est mieux.

 

Kevin Domas

 

Crédit photos : Bontemps

PROLIGUE