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Les 7 de ma carrière - Jérémy Vergely (Billère)

08 mai
Entretien
Il en a vu du pays, Jérémy Vergely ! Posé à Billère depuis 2013, il avait, auparavant, porté les tuniques de Nîmes, Nantes et Toulouse, le pivot revient avec nous sur les joueurs qui ont marqué sa carrière. Avec son franc-parler légendaire.

Mon sept de légendes

Gardien de but : Thierry Omeyer : "Il n'y a pas à dire, à partir de 2001 et son départ à Kiel, il est monstrueux. J'ai eu la chance de jouer contre lui, tu sens qu'il bouffe de la vidéo, il a une grosse lecture des shooteurs adverses. J'ai joué contre lui avant qu'il ne parte, c'était un Montpellier-Toulouse pour l'inauguration de la salle Laurent Puigségur (rires) ! Quand tu dis que t'as joué contre Omeyer avant 2001, tu sens que t'es vieux (rires) ! "

Ailier gauche : Michaël Guigou : "Quelqu'un de très fiable sur le terrain, excellent dans la vision de ce qu'il se passe, surtout en montée de balle. En plus il est fiable techniquement, c'est vraiment un top joueur. J'avais bien pensé à Kretzschmar, le Dennis Rodman du handball, mais bon, j'ai préféré la sobriété !"

Arrière gauche : Nikola Karabatic : "Le poste où il y a le moins photo. Le mec qui le met pas, tu sais pas où il a passé les quinze dernières années (rires) ! Depuis 2005, 2006, il est largement au-dessus du lot dans tous les domaines."

Demi-centre : Stefan Lövgren : "Il fait partie de l'épopée suédoise des années 2000, et un excellent joueur. Très bon demi-centre, pas très buteur, mais avec une sacrée vision du jeu."

Arrière droit : Aleksandr Tuchkin : "J'en avais deux, mais je vais mettre Aleksandr Tuchkin, l'arrière droit de l'équipe russe. Je me souviens avoir regardé la finale des JO de Sydney contre la Suède, et il avait un de ses bras ! Je le revois envoyer de ces patates à onze mètres, des buts de folie. L'autre, c'était Stoecklin, pas dans le même style, mais qui m'a beaucoup marqué aussi."

Ailier droit : Gregory Anquetil : "Là aussi, j'avais le choix entre deux. J'aime bien Mirza Dzomba, mais je vais garder Greg Anquetil, typiquement le joueur qui me plait. Beaucoup de hargne, un vrai gagnant. Sa fermeture sur l'arrière qui vient extérieur avec le poing levé dans la gueule, c'est quelque chose que je valide (rires) ! C'était le bon temps ça, on pouvait marquer son territoire (rires) !"

Pivot : Magnus Wislander : "Si Karabatic a été le joueur de la décennie 2000, la décennie 90, c'est lui, et largement. Le gars jouait demi-centre au début de sa carrière et est passé pivot après, et ça se sent dans sa capacité à lire le jeu et à s'adapter. J'ai beaucoup regardé ce qu'il faisait quand j'étais jeune."

Mon sept de potes

"Je peux te dire que ça a été galère, parce que tous les mecs ils vont m'appeler et me charger sur WhatsApp si je les mets pas. Et du coup, j'ai mis les plus susceptibles et je me retrouve avec une équipe de nains (rires) !"

Gardien de but : Guillaume Crépain : "Je voulais mettre Yass' Idrissi au départ, mais il est trop grand alors je mets Crépain. Quand je te dis que j'ai galéré (rires) ! Il a beaucoup taffé pour arriver là où il est avec son physique, et jouer avec lui a été un plaisir. En dehors du terrain aussi, c'est un mec en or, on se voyait beaucoup ! D'ailleurs, on prend encore des nouvelles régulièrement. Est-ce qu'il serait bon au but ? Si je lui donne des échasses, y'a moyen (rires) ! "

Ailier gauche : Eduardo Reig-Guillen : "Un de ceux que tu peux pas enlever sinon il vient hurler devant ta baraque (rires) ! On s'est connu sur des Billère-Mulhouse. Pas celui avec la générale, je suis après. Mais je peux te dire que quand on se retrouvait, c'était pas pour se faire des bisous (rires) ! C'était le feu ces soirs-là ! On s'est rencontré par personnes interposées et on s'est retrouvé comme ça. Et Edu, il est super cool comme mec en vrai ! En plus on joue ensemble cette saison, on a eu le temps de se connaitre encore plus."

Arrière gauche : Valentin Doudeau : "Ca fait trois ans qu'on est en chambre ensemble, et on s'entend super bien. Val' c'est un mec sur qui tu peux compter, toujours heureux de vivre et prêt à t'aider. Par contre, je pense qu'au début, il m'aimait pas trop. Je me souviens que, sur un Cherbourg-Istres, il avait pris l'intervalle et j'étais un petit peu à la bourre, du coup j'ai fermé avec la hanche, discrétement (rires)...Il a fini avec une béquille énorme, et je suis sûr quand il est arrivé, il s'en souvenait encore. Mais je me suis calmé, hein, faut pas croire ! Je suis toujours bouillant, mais j'arrive à me canaliser (rires)."

Demi-centre : Pierrick Verdier : "Lui, je le mettais pas, il aurait balancé des pavés sur ma voiture, surtout qu'on habite à cinquante mètres. Il m'aurait fait son caca nerveux (rires). J'étais en chambre avec lui avant, c'était un petit roquet, toujours à provoquer, à essayer de te faire dégoupiller. Une fois, en déplacement, il a un peu poussé, j'ai un peu forcé en l'écrasant sur le lit, du coup il est tombé entre le lit et le mur et il s'est bloqué le cou (rires) ! Je le revois encore arriver avec son écharpe le jour du match, il pouvait plus tourner la tête (rires)...Ce genre de gars, il faut le ménager. Faut lui dire, une fois de temps en temps, qu'il est le meilleur, pour son bien psychologique !"

Arrière droit : Paul Mourioux : "Si tu veux faire la fête, c'est avec lui qu'il faut aller, mais il est intenable. Il faut arriver à percevoir le moment où il va basculer. Il passe son temps à essayer de te rendre fou, mais dans le style brut de décoffrage, il te sort des trucs pas possibles. Je me demande comment il a fait pour pas encore se faire aligner (rires) ! Mais c'est un mec adorable, avec qui j'ai passé beaucoup de temps puisqu'on s'est suivi à Nantes, Nîmes et Billère. Un vrai bon ami."

Ailier droit : Steeve Massard : "Lui aussi, on a vécu de belles aventures ensemble. Dommage que celui à Billère n'ait pas duré plus longtemps. Quelqu'un de très gentil."

Pivot : Adrien Vergely : "J'aurais eu du mal à pas mettre mon frère, quand même. Partager sa passion aussi longtemps avec son frère, c'est une chance, on est un peu les Karabatic de la Proligue (rires) !"

Défenseur : Brice Aillaud : "Du coup, je te fais rajouter des mecs sinon, j'ai peur de devoir me justifier pendant des heures au téléphone ! Lui, c'est un susceptible puissance 1000 aussi, dont faut le mettre......" (Jérémy nous rappelle cinq minutes après avoir raccroché, parce qu'il a oublié.....) "Mets moi Sylvain Kieffer aussi s'il te plait ! Je l'adore, c'est un mec génial, mais trouve moi un nain chauve pour le visuel ! Il va s'énerver, ça va me faire marrer (rires) !"

Mon sept de coéquipiers

Gardien de but : Yassine Idrissi : "Quelqu'un que j'apprécie beaucoup, avec qui j'ai joué à Nîmes. Toujours à rigoler, vraiment un bon mec. Parmi les gardiens que j'ai cotoyé, il est au-dessus des autres !"

Ailier gauche : Valero Rivera : "Quelqu'un avec qui je suis resté très ami...J'ai plein d'amis dans les ailiers gauches, en fait (rires) ! Très appréciable sur et en dehors du terrain, plutôt calme et réfléchi. Sur le terrain, par contre, je plains les gardiens, c'est un très gros finisseur."

Arrière gauche : Rémi Calvel : "On a fait notre sport-études ensemble, il est entraineur du centre de formation de Toulouse maintenant. Autant il adore chambrer, mais alors il adore ça, autant il ne se prend pas la tête, il est super simple."

Demi-centre : Guillaume Crépain : "Quand tu es pivot, jouer avec lui, c'est un délice. Il a compensé son petit gabarit par une grande intelligence de jeu, du coup, les ballons arrivent souvent au bon moment et au bon endroit. Et en plus c'est un bon copain, ce qui ne gâche rien !"

Arrière droit : Leonardo Querin : "Surtout pour le côté défensif. Il était, pour le dire gentiment, assez rude (rires) ! Il te collait quelques bourre-pifs à droite, à gauche, quand on défendait tous les deux le secteur central, tu sentais pas la sérénité chez les mecs en face (rires) ! Encore des trucs qui passeraient moins aujourd'hui. C'est quelqu'un que j'ai beaucoup cotoyé en dehors, mon troisième enfant allait à l'école avec son fils, alors ça a créé des liens."

Ailier droit : Damien Scaccianoce : "La mobylette ! Excellent finisseur, et lui aussi un très bon ami. Je suis pas trop téléphone, donc on ne s'appelle pas tous les matins, mais quand on arrive à s'avoir, on y passe deux heures. Pareil quand on se croise, c'est toujours des moments sympas."

Pivot : Benjamin Gallego : "Le couteau suisse de l'USAM. Lui et son pote Rebichon, pour délirer, c'est les rois du monde. Je me souviens qu'on avait fait un Noël ensemble, et on devait s'offrir des cadeaux à dix euros maximum. Ce couillon m'avait offert un lapin, parce que sa mère avait un élevage. Pourquoi pas, hein ! Sauf qu'on laissait sortir le lapin et un jour, j'arrivais plus à allumer la télé, mais parce que le lapin avait bouffé tous les cables (rires) ! Je peux te dire que le lapin est retourné chez maman Gallego direct ! Qu'est-ce qu'ils me faisaient rire ces deux-là !"

Défenseur : Rock Feliho : "J'ai croisé sa route quand il est revenu d'Allemagne. Il était dans le top 10 des buteurs et Thierry Anti a décidé de ne le faire que défendre et il n'avait pas tort. Jouer avec lui m'a beaucoup servi pour le reste de ma carrière, Rock avait une vraie vision de son groupe, des personnalités des uns et des autres. Et défensivement, il était quand même pas trop mauvais (rires) !"

 

 

KD, photo : Lemai

Proligue