Benjamin Braux : "Beaucoup de satisfaction, mais aussi d'humilité"

05 juin
Entretien
L'entraineur du Grand Nancy Metropole Handball était évidemment ravi que son club accède pour la première fois à la Lidl Starligue. Tout en rappelant les circonstances particulières de la saison.

- Benjamin, quel est votre sentiment après cette demi-finale gagnée ?

- Ce scénario, on l’avait travaillé, au moins mentalement, avec les joueurs. On s’attendait à un match accroché. On avait préparé des choses, que certains joueurs aient certains rôles. Sur le terrain, on mérite cette montée, et même sur le cours de la saison. Elle est pour Antoine Blanc, Aurélien Tchitombi, tous ces mecs qui ont participé. On a fait le choix de faire revenir Obrad Ivezic, on voulait être audacieux. Ce soir, Asgeirsson a été clutch, il a pris ses responsabilités dans les dernières minutes. Tout le monde a été important dans l’année. Ca a été une année compliquée pour tout le monde, avec très peu d’équité sportive. Pontault a fait une super saison, mais cette année a été compliquée. Donc on monte avec beaucoup de satisfaction mais aussi beaucoup d’humilité. 

- On n’a pas senti trop de doute dans votre camp, même quand vous étiez menés…

- J’avais parlé de ce scénario là aux joueurs. Que ça allait être difficile qu’on allait être menés mais que, peut-être, ça allait être plus compliqué pour Pontault en fin de match. Mais on avait repris notre statut d’outsider cette année, peut-être que le statut de favori nous va moins bien. Dès le match de Dijon, j’ai prévenu les garçons en leur disant qu’on avait pris une bonne fessée à Pontault et ça a permis de les mettre dans le bon état d’esprit.

- Qu’avez-vous dit à la pause à vos joueurs ?

- Que rien n’était perdu, qu’on avait fait des pertes balles d’enfants et qu’on était bien, juste trois buts derrière. J’ai pris des exemples où on a remonté des situations folles, et je leur ai dit que le ballon était plus lourd pour ceux qui étaient devant. On savait qu’on allait faire entrer Obrad, qu’on avait encore d’autres armes sur le banc aussi, et qu’il fallait y croire.

- Un mot sur la finale de demain face à Saran ?

- On va avoir le temps d’y penser, c’est sûr que si on peut être champion, on ne va pas se priver ! Mais on va d’abord savourer notre victoire.