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Pierre Marche: "Le tout n'est pas de monter..."

06 juin
Entretien
Si Nancy s'est incliné en finale de la Proligue, ce dimanche, Pierre Marche a tout de même tiré un bilan positif du week-end des Lorrains, qui joueront à l'étage supérieur la saison prochaine.

Pierre, quel est le sentiment après cette finale ?
C’est un sentiment mitigé. On vient de perdre une finale, on avait le titre de champion qui nous tendait les bras. Mais on se souvient aussi que l’on a eu un parcours un peu chaotique dans ces phases finales. On a galéré sur les barrages pour sortir Dijon, et hier (samedi), on a fait un gros match pour sortir Pontault... L’objectif de la saison c’était quand même la montée. On peut être satisfaits sur ce point-là.

Sur le scénario de la rencontre, peut-on dire qu’il y avait une période de trop pour votre équipe ?
On a pêché physiquement oui. C’était notre troisième match de la semaine. On a bien tenu pendant 45 minutes, avec une première période de très bonne facture. Ensuite, on a eu un trou d’air fatal, et ils ont déroulé. Il faut les féliciter, ce n’est pas illogique qu’ils soient champions. Ils ont fini premiers de la saison régulière, ils ont battu tout le monde sur ces Finales, bravo à eux.

Quand on pense que lundi, vous étiez menés de sept buts à 20 minutes de la fin par Dijon…
Oui… (sourire) On se sent un peu miraculés sur ce match-là. Il y avait beaucoup d’émotion sur un match comme ça, et on a réussi à se sortir une énergie collective pour revenir. Les Finales, c’était du bonus, on a failli être en vacances mardi. On est venus sans pression et on a su sortir le gros match qu’il fallait face à Pontault-Combault.

« On a l’impression de jouer depuis deux ans »

Maintenant, dans trois mois, c’est l’étage supérieur…
C’est une première pour le club. Maintenant le tout n’est pas de monter, il faut aussi faire bonne figure. Il y a un gros écart entre les deux divisions, à nous de bien continuer notre recrutement, de bien travailler. Mais avant ça, on va essayer de bien se reposer car pour aller chercher le maintien, il faut une grosse équipe, un gros groupe, une grosse mentalité.

Il va falloir compter sur des joueurs comme toi, qui connaissent ce niveau…
Le fait de connaître la division, c’est un avantage. Après il faudra aussi que certains jeunes arrivent avec leur insouciance. C’est un mélange. Mais j’ai connu le maintien avec les équipes dans lesquelles j’ai joué, et je sais que ce sont des saisons très éprouvantes. Il va falloir être prêt à livrer de grosses batailles.

Et savoir aussi profiter des vacances…
Ah oui ! (rires) Une saison comme celle-ci, avec le Covid, avec les blessures que l’on a eu, ça compte double. On a l’impression de jouer depuis deux ans. On va reposer les organismes pendant six semaines, ça va faire beaucoup de bien.