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Tour de France - Dijon, l'éloge de la stabilité

29 août
Tour de France
Avec un effectif quasi inchangé, Dijon visera une nouvelle fois les playoffs en fin de saison. Pas une mince affaire.

A l’instar de Saint-Raphaël à l’étage supérieur, Dijon est peut-être le meilleur exemple de Proligue sur la stabilité de son effectif. La saison passée, l’effectif bourguignon n’a reçu qu’un seul renfort, en la personne de Vincent Maguy, pour compenser le départ de Mehdi Ighirri. Le DMH sort alors d’une élimination traumatisante en playoffs, face à Pontault-Combault. Désormais dirigé par Ulrich Chaduteaud le collectif dijonnais ne s’en laisse pas compter, et signe une saison de haute volée, terminée à la troisième place du classement, après 26 journées. "On a fait une grosse saison, estime le technicien. On a été performants, et on a réussi à enchaîner les victoires."

Une trajectoire qui se stoppe net lors des demies des Finales de Proligue, à Saint-Brieuc. Dans un match crucial face à Créteil, au terme duquel était distribué le deuxième ticket pour la Lidl Starligue, les partenaires de Pierrick Naudin vont craquer dans le deuxième acte, pour finir à neuf longueurs (35-26). "On est passés au travers, confirme le coach, qui avance plusieurs explications. On est passés par un match de barrage, ce qui n’est sans doute pas le plus simple, surtout avec un effectif restreint. Et puis, il y avait un peu de crispation, on a manqué de folie. C’est un peu de tout ça. Au final, toute la saison s’effondre en 15 minutes. Mais globalement, avec un peu de recul, cela reste un exercice satisfaisant."

Crédit: Eric Bontemps

Une seule arrivée dans les tuyaux

Dans ce cadre, fidèle à ses principes, Dijon a choisi la stabilité. L’ailier gauche Eduardo Reig-Guillen parti vers Billère, le club reçoit le renfort de l’expérimenté Johan Boisedu, pour muscler sa base arrière. "C’est une rotation qui nous faisait défaut", souffle son futur coach. Pour le reste, on prend les mêmes. Une équipe stable, tout comme les objectifs. "On sera attendu, mais je pense que c’est le cas depuis plusieurs années. Ce qu’on souhaite, c’est retourner aux Finales de Proligue. Maintenant les effectifs se densifient de plus en plus, et il y a de plus en plus de grosses équipes. Il y aura pas mal de prétendants pour peu de place", glisse Ulrich Chaduteaud.

Un coach conscient que son équipe ne reprendra pas sa série de victoires en un coup de baguette magique. "Le danger, quand tu repars avec les mêmes joueurs, c’est de croire que parce que tu gagnais l’an passé, ça revient automatiquement. Mais il faut trouver une nouvelle mayonnaise pour concerner à nouveau tout le groupe, et retrouver le chemin de la performance. Ca ne se fait pas en un claquement de doigts, conclut le technicien. Il faut vraiment s’attacher à ce que les joueurs aient bien reçu ce message. Ca passe par être rigoureux nous-mêmes, en étant très exigeants à l’entraînement. Il faut vraiment se persuader que les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas…"

Benoît Conta

PROLIGUE